Lore perso Chroniques Oubliées 8

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Bonjour à toutes et à tous !

N'ayant pas encore mis la main sur l'atlas des Terres d'Osgild (je viens à peine de découvrir l'existence de la V2), je me permets de détailler ici le lore que j'ai développé au cours d'une campagne (qui n'est pas près d'être terminé) de COF.

J'avais sous la main quelques éléments de base de l’histoire des Terres d’Osgild, notamment grâce à la campagne Anathazerïn, mais j'ai créé la plupart du lore grâce à mon petit cerveau de MJ malicieux.

J'ai été grandement inspiré par les excellents romans de Brandon Sanderson et sa série Les archives de Roshar, ainsi que l'univers de Warhammer et son homologue futuriste. Il faut bien sûr ajouter à ça les livres de Tolkien, mais est-ce réellement nécessaire de le préciser ?

J'ai aussi créé un système de règles épiques pour les deux joueurs de ma campagne, que je m'attarderai à détailler ici aussi.

Vous êtes prêt ? Moi oui, et c'est le plus important, non ?mort de rire

PS : C'est pour le moment un premier jet, donc évidemment tout retour, question etc sont les bienvenus !

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Perso ça m'intéresse toujours de voir les différentes visions des terres d'Osgild, et encore plus quand les inspirations sont de qualitésmort de rire

J'attends, donc

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Laissez-moi vous raconter ma version de l’histoire de ces terres.

Je me rattache en partie à l’histoire officielle que j’ai pu lire ici et là, avec donc trois âges successifs. Je me sépare cependant du Lore officiel pour ce qui est de la religion, et pour le contenu de chaque âge.

Histoire des Terres d'Osgild

Permier Âge

Lors du premier âge, les peuples anciens (elfes, nains), s’éveillèrent, découvrirent les terres du Mitan et forgèrent les premières civilisations. Sur un autre plan nommé Azia, plus sensible à la magie de part sa proximité avec le plan magiquo-divin, la race des Hommes fit de même. Les dieux étaient à cette époque à peine plus que des masses d’énergies, inconscientes d’elles-mêmes, s’éveillant peu à peu en même temps que les peuples des deux plans évoluaient. La seule divinité éveillée est Manwë, qui veilla durant tout cet âge sur l’équilibre des deux mondes. Mais alors que les peuples grandissaient, que leurs royaumes gagnaient en puissance et en taille, l’inévitable arriva.

De grandes guerres éclatèrent, sur les deux plans à la fois. Les divers factions elfes et naines se battaient indépendamment de leur race sur les terres du Mitan. Sur Azia, les hommes s’entre-déchiraient. Les deux mondes avaient déjà connu la guerre ici et là, mais jamais de cette ampleur. Les hommes déchaînèrent des puissances magiques terrifiantes, usant de l'affinité de leur plan pour la magie à des fins meurtrière, redoublant d’ingénierie pour commettre des massacres. Si sur les terres du Mitan, elfes et nains s’affrontaient avec un tant soit peu d’honneur et évitaient au possible les massacres, les hommes eux révélaient leur plus sombre nature. En ces temps, les puissances du chaos s’éveillèrent et Manwë ne put que regarder ces peuples sur lesquels il avait veillé pendant des millénaires accroître la puissance d’un ennemi qu’il découvrait à peine. Il fit son possible pendant des décennies pour ralentir les sombres puissances, tout en sachant qu’il était voué à l’échec.
De par l’affinité de leurs mondes avec le troisième plan, les hommes furent les plus vulnérables à ces nouvelles divinités. Beaucoup se jetèrent dans leurs bras, espérant acquérir ainsi la force de remporter cette guerre qui semblait devoir durer pour l’éternité. Au plus fort de la bataille, après que des générations et des générations aient été envoyées se faire massacrer, Azia fut défigurée, meurtrie jusqu’à devenir une parodie de ce qu’elle avait été. Ce monde jusqu’alors luxuriant se transformait peu à peu en monde que seul l’adjectif démoniaque semblait pouvoir qualifier.

Les plus grands sages elfes, comme ceux des nains, sentirent que quelque chose de grave était en passe de se produire. Aussi, les guerres qui parcouraient les terres du Mitan baissèrent en intensité, tandis qu’au contraire, sur Azia, elles atteignaient leur paroxysme. Nul dieu ne vint en aide aux hommes, qui semblaient condamnés par leur propre égoïsme. Il faut dire que bon nombre de ces divinités s’éveillaient à peine, et que Manwë se trouvait désarmé face à ce déferlement de haine et de violence. Inévitablement, les domaines des dieux sombres, rendus puissants par des siècles de massacres, s’ouvrirent sur Azia. Les démons qui, jusque-là, s’éveillaient au rythme du fracas des armes et des immondices créées par les hommes, envahirent cette terre, la condamnant à tout jamais.

Mais au milieu de cette tourmente, un peuple humain n’avait pas été souillé par la corruption. Un peuple humain, vénérant Manwë et leurs ancêtres, avaient quitté la guerre pour se retrancher sur les plus haute montagne d’Azia ou ils échappèrent à l’attention de leurs confrères. Voyant l’un des mondes sous sa protection tombé ainsi sous le joug des puissance de la ruine, Manwë, au pris d’un ultime effort, transporta ce peuple sur les terres du Mitan.

La chute d’Azia marqua la fin du première âge, et le début des souffrances des peuples du Mitan.

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Deuxième Âge

Conséquence de la première désolation

Lorsque les dieux sombres et leurs apôtres réclamèrent le monde d’Azia, l’arrachant au contrôle bienveillant de Manwë, le choc entraîné créa une impulsion magique qui résonna à travers tous les plans, tuant sur le coup tout les être sensibles à la magie. Magiciens, ensorceleurs... tous périrent, qu’importe leur race.

Ce sont les elfes qui subirent les plus lourdes pertes. Seuls cinq élus de Manwë, jugés dignes de sa protection par la divinité survécurent. Dotés d’un accès à la puissance de leur dieu, ces sages mages guidèrent leurs peuples dans la reconstruction de leurs royaumes. Ainsi furent créées les lignées des rois et des reines elfes. Pour la première fois, les elfes jurèrent de ne plus se faire la guerre.
Les nains de leurs côtés s’enfouirent dans leurs montagnes, creusant toujours plus profondément et ignorant souvent les troubles de la surface.

Le peuple humain, sauvé in extremis du désastre, se trouva dans un monde qui leur était inconnu, très différent d’Azia. Les autres peuples semblaient ignorer l’arrivée de cette race qui avait causé la destruction de leur monde, et qui allait un jour prendre le contrôle du leur. Seul un des cinq de Manwë sut, et fut envoyé par son dieu les guider. Tel des enfants, les Hommes suivirent l’elfe, apprenant de lui technologie et magie. Il n’était pas tel un roi les dirigeant mais plutôt un guide, un conseiller apparaissant à l’occasion pour aider ce peuple.

Il fallut attendre un millénaire pour que la population humaine dépasse le million d’habitants, et ce notamment à cause de nombreux dangers qui rôdaient sur cette terre.

Ces dangers apparurent suite à la chute d’Azia, pendant les premiers siècles du deuxième âge, mais même les Cinq de Manwë ne surent dire si c’était directement dû à l’impulsion magique, ou si cela faisait simplement partie du cours des choses. Toujours est-il que c’est à cette époque qu’apparurent les goblinoïdes, les trolls, ogres et autres monstruosités. Une chose était sûre, les bêtes mutantes que l’on trouvait parfois dans les forêts du Mitan portaient la marque du chaos.

Au fil de cet âge, plusieurs guerres furent menées à l’encontre de ces menaces grandissantes. Les cinq royaumes elfes s’élevèrent au sommet de leur puissance, formant le principal rempart combattant ces nouvelles monstruosités.

Le règne des elfes

Pendant que les elfes régnaient sur le Mitan, Azia se voyait le théâtre d’une guerre sans fin entre les différents clans chaotiques la peuplant. Avant d’en perdre complètement le contrôle, Manwë réussit à isolé ce monde, amoindrissant son lien avec le domaine spirituel et donc affaiblissant les sombres divinités. Mais cet isolement ne devait durer qu’un temps, car à mesure que leur pouvoir grandissait (bien que limité par l’isolement de Manwë), le regard des dieux sombres se tournèrent vers les terres du Mitan.

Suite à sa victoire durement gagnée contre les orcs et les géants, les elfes couronnèrent Finraël haut-roi des elfes. S’ensuivirent plusieurs siècles de calme durant lesquels, pour la première fois, les elfes et les nains firent la rencontre des hommes. Ce fut un temps de prospérité, de commerce, de découverte.

En bordure des terres civilisées, les goblinoïdes s’assemblaient et préparaient leur vengeance. Enfin, ils déferlèrent sur le Mitan telle une marée verte. S’engagea alors une guerre longue d’un siècle, justement nommée la guerre de cent ans.

Heureusement cette fois-ci, les elfes ne furent pas seuls. Avec les hommes, rassemblés sous la bannière de l’Empire d’Osgild et les royaumes nains, ils formèrent la triple alliance. Elle fit ses preuves à de nombreuses reprises, les faiblesses des uns compensées par les forces des autres.

Mais alors que la victoire semblait une fois de plus à portée de main, Throngül, l’un des Cinq de Manwë renia ses serments et trahit ses frères et alliés. Il prêta allégeance à Maedra, déesse de l’obéissance et des insectes. Il sembla alors que si les orks avaient pu tenir aussi longtemps, c’était en grande partie grâce à ce traître. Mais il ne se contenta pas de révéler sa trahison, puis de partir dans le camp adverse, non. Il devait semer la discorde.

Il donna de fausses informations aux nains, qui tombèrent dans une embuscade en se rendant à la bataille finale. Suite à cet affront, et la perte de leur haut-roi, les nains se retirèrent de la triple alliance, leur honneur bafoué.

Ce fut pour l’armée du haut-roi Finraël que le coup fut le plus dur. Alors qu’ils se ruaient au combat, guidés par la fureur de Manwë en personne, ceux qui couvraient leurs arrières se retirèrent, transformant une victoire presque assurée, en défaite honteuse, alors que seule l’armée de Finraël affrontait l’armée orc, plus de vingt fois supérieure en nombre.

Mais le plan du traître ne se déroula pas comme prévu. En effet, malgré les décennies passées à se battre aux côtés des hommes, dans son arrogance, il sous-estima leurs capacités. Ce jour, la bravoure des hommes les poussa à se lancer dans la bataille malgré leurs lourdes pertes, brisant l’encerclement de l’armée elfe et leur permettant de battre en retraite, sauvant même le haut-roi.

Ce jour-là, quelque chose se brisa chez les elfes. Eux qui se croyaient au-dessus de ce genre de traîtrise, ils virent que leur arrogance les avait mené à deux doigts de la mort. Mais une chose nouvelle apparut ce jour. Un lien qui semblait inébranlable entre les hommes et les elfes.

Les quatre royaumes elfes restants traquèrent leurs semblables corrompus à travers toutes les terres du Mitan, les forçant finalement à se cacher sous terre. Les orcs furent finalement défaits, et un nouvel âge de paix sembla s’installer sur le Mitan.

Mais Finraël et les trois autres bénis de Manwë sentirent que quelque chose de grave approchait. Une nouvelle désolation. L’isolement des terres chaotiques semblait s’amoindrir de plus en plus, et à n’en pas douter les apparitions de plus en plus régulières de monstres marqués par le chaos et d’hommes-bêtes maléfiques étaient autant de preuves que les frontières de la réalité devenaient poreuses.

Les chevaliers radieux

Pour traquer ces monstres et se préparer à faire face à la prochaine désolation fut créé, avec la bénédiction des dieux, l’ordre des chevaliers radieux. Ces chevaliers parcouraient la terre du Mitan en duo. Un homme et un elfe aux âmes liées, décuplant leurs pouvoirs. Symbole de leur puissance : les lames et armures éclats, les équipements les plus puissants dont on pouvait rêver, créées par la volonté et la force brute des deux peuples et le lien les unissant. De grandes forteresses furent bâties à travers les terres. Des portails magiques, représentation la plus illustre du savoir magique des elfes relièrent les différents royaumes, créant ainsi un réseau défensif des plus efficaces. Ils furent nommés les portes du pacte, don ultime des elfes aux hommes.

C’était une époque de lumière, de savoir et de bonté. Même les nains renouèrent ici et là quelques alliances.

L'arrivée de la deuxième désolation

Mais ce que les elfes avaient prophétisé arriva. L’isolement du monde chaotique finit par être rompu et sans plus d’hésitation, les seigneurs du chaos, pour une fois unis, lancèrent leurs hordes corrompues à l’assaut du Mitan. La guerre qui s’ensuivit fut terrible. Les terres du Mitan virent s’affronter des puissances colossales.

Non sans de lourdes pertes, y compris deux des élus de Manwë, les peuples libres réussirent à arracher la victoire, refermant les portails entre les deux mondes et les scellant pour plusieurs siècles.

Alors, Finraël comprit une chose qui lui glaça le sang. La véritable désolation n’était pas encore arrivée. Ils n’avaient affronté qu’une avant-garde, destinée à tester leurs forces. Mais les siècles de répit durement gagnés ne purent être mis à profit pour reformer leurs rangs et se renforcer, car de toute part, les ennemis des peuples libres attaquaient. Orcs, elfes noirs, géants, tous se ruaient à l’assaut.
Sans la bravoure des chevaliers radieux, la victoire aurait certainement été la leur.

Plusieurs royaumes humains, elfes et nains tombèrent. L’Empire d’Osgild, tout comme les hauts elfes (le peuple du haut-roi) tinrent bons. Les lourdes pertes pesaient surtout sur les peuples anciens, car ils n’étaient pas aussi fertiles et prolifiques que les hommes et rapidement. Il parut évident que sans eux, les peuples anciens n’avaient aucun espoir face à la désolation qui approchait.

Enfin, la véritable désolation arriva. Des hordes de guerriers du chaos, épaulées par des démons et autres horreurs déferlèrent sur le Mitan. Le conflit fut titanesque, les pertes, incommensurables. Les peuples libres tombèrent à genoux face à la force implacable que leur opposait le chaos. Alors que la défaite semblait assurée, plusieurs choses d’inattendus se produisirent. Les orcs d’une part se ruèrent à l’assaut de ces nouveaux ennemis. D’autre part, encore plus surprenant, les hordes du chaos se tournèrent les unes contre les autres. Sans doute les différents seigneurs voulaient-ils affirmer leur domination sur ce nouveau monde, et leurs différentes allégeances pour des dieux rivaux n’aidaient en rien.

Mais c’est aussi à ce moment qu’une chose plus terrible encore se produisit. Les hommes des chevaliers radieux succombèrent à la corruption du chaos. Leur trahison tua, non sans d’immense douleurs, leurs âmes liées. Des centaines d’elfes parmi les plus puissants tombèrent. La trahison marqua profondément les elfes, qui se retranchèrent alors dans la forêt de Haute-Sylve, blessés sur le plan spirituel et émotionnel.

Voyant ce désastre total, les dieux intervinrent comme jamais auparavant, envoyant leurs élus sceller les portails chaotiques.

Ainsi se termina le deuxième âge, avec la fin de la deuxième désolation et la trahison des chevaliers radieux.

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Ahh, une bonne histoire de trahison dans tous les sens comme je les aimes ! Super lore, franchement, il donne plein de matière première pour faire des aventures et peupler ce bel univers de quêtes épiques ! Et puis, ça fais plaisir pour un gros fan de Tolkien comme moi de trouver des clins d'oeil (Manwë, les trois Âges, et puis des événements rappelant certains épisodes du Silmarillion). Juste une question, d'où viens cette histoire de chevaliers radieux ? Je ne crois pas qu'il y ai leur semblable dans les terres d'Osgild, non ? Je me trompe peut être mais je n'en ai jamais vus.
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Salut !

Les chevaliers rédieux, ça vient des Archives de Roshar de Brandon Sanderson. C'est un super auteur qui a créé un univers original, je recommande à 100%.

Ce message a reçu 1 réponse de
  • Kernom
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Azael-46335
Ah, ok. Je ne les ais pas lues mais ça peut être une idée ; avec noël qui arrive…
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Religion

Revenons sur la religion qui, bien sûr, influe sur l’histoire de ces terres, et le roleplay des PJ. Je reprends en grande partie le panthéon du livre de règle et de la campagne Anathazerin, tout en ajoutant et modifiant certains.

Les divinités sont de grandes puissances habitant le plan divin (Le troisième plan d'où vient la magie, similaire dans l'idée au warp de Warhammer, avec des domaines divins etc).
On retrouve les divinités majeures, les plus puissantes, et les divinités mineures qui sont soit rattachées à un dieu majeur, leur essence provenant de celui-ci et ayant acquis une volonté propre pour diveres raisons, soit indépendantes. Pour prendre un exemple, Manwë, le roi des dieux lumineux (directement tiré du Silmarillion), n’est pas vénéré chez les humains comme tel. Ainsi, son essence a donné Axander, dieu du devoir et de l’honneur, Guardal, dieu de la loyauté et des gardiens ainsi qu’Oumaros, dieu des airs et des cieux. Manwë est à la fois toutes ces divinités, et une divinité propres (je ne sais pas si je me fais comprendre, n’hésitez pas à me demander si vous voulez plus d’explication théologique).

Tout comme dans Warhammer 40k, les divinités tirent leurs pouvoirs d’une part de la vénération qu’on leur porte, et d’autre part, de leur domaine (ainsi, Axander gagne un petit boost d’xp chaque fois qu’on accomplit un acte honnorable).

D’un côté, nous avons le panthéon des dieux du chaos, avec pour divinités majeures :

- Kornoax (mélange entre Khorne de W40K et d’Oroax du panthéon officiel), dieu de la guerre, du sang et de la destruction. Fun fact : il est dit qu’il a tué et/ou dévoré tous les dieux mineurs créé par son essence ;

- Slanesh (venant directement de 40k), dieu de la luxure, du désir, de l’excès ;

- Tzeynch (venant directement de 40k), dieu des complots, du changement et de la sombre magie ;

- Nürgle (venant directement de 40k), dieu des maladies et des épidémies ;

Nous avons aussi trois divinités à part, ni mineur ni majeur :

- Maëdra, déesse de l’obéissance et des insectes ;

- Belzoeth, dieu des tombeaux et des morts-vivants ;

- Hellion, dieu des voleurs et du pillage, que j’envisage comme une sorte d’Hermès maléfique.

Les dieux mineurs sont les autres dieux ouvertement maléfiques énoncé dans le panthéon d’Anathazerin, avec pour la plupart (8/10) un lien avec Tzeynch ou Slanesh. N’hésitez pas à me demander si vous voulez plus de précision à leur égard.

De l’autre côté, nous avons le panthéon « lumineux » qui, mise à part Manwë, ne change en rien du panthéon officiel. J’ai juste opéré une séparation entre les dieux combattant les forces chaotiques comme Vorona, déesse de la justice et de la loi, des dieux indépendants, tel que Lugannor, dieu des montagnes et des géants. Encore une fois, vous savez ce que vous avez à faire si vous voulez plus de précision.

Voyons maintenant comment les dieux interagissent-ils avec le royaume mortel.

De manière générale, les cultes du chaos sont bannis et/ou traqués/exterminés des cités humaines, elfiques et naines. On y vénère les dieux lumineux ou neutres dans des temples qui leur sont dédiés. Il existe bien sûr des monastères et toutes sortes de bâtiments religieux spécifiques aux cultures des terres d'Osgild.
De manière générale, on a tendance à vénérer le dieu en lien avec son activité, une divinité familiale, ou encore de la cité. Ainsi la ville de Forterive, axe commercial important, vénère principalement Orbis, dieu des marchands. La plupart des gens travaillant la terre ont une affinité avec Céres (agriculture et travail) ou Périndé (fertilité et mère), et ainsi de suite.

Les dieux interagissent rarement avec les terres d'Osgild. Les prêtres tirent leurs magies de leur puissance grâce à leur dévotion, mais ce n'est pas directement sous l'impulsion des dieux. Manwë est l'un des seuls à avoir autant interagi avec ce monde, notamment en aidant d'abord les elfes, puis les hommes. Il est le seul à posséder un avatar, qui s'incarnent chez un elfe jugé digne (l'elfe devient l'avatar de Manwë tout en restant le même elfe, il n'est pas question ici de faire un sacrifice, l'elfe en question acquiert simplement beaucoup plus de puissance). Il arrive en de rare cas que les dieux accordent leur bénédiction à certains héros, mais c'est une chose aussi rare que légendaire.

L'inaction des dieux est d'ailleurs un des éléments de la trahison des chevaliers radieux, et certains considèrent qu'il ne faut pas les vénérer (de vrai anarchistes, ni dieu ni maître) car ils ne le méritent pas. C'est bien sûr une extrême minorité dont la pensée n'est absolument pas répendue, voire même vue par certains comme une hérésie.

Il y a cependant une divinité, outre Manwë, qui sort du lot. On retrouve ces temples dans le moindre village, et ses prêtresses parcourent les terres d'Osgild lors d'un long pèlerinage pour aider là où elles le peuvent. Il s'agit de Dénora, déesse de la compassion et de la guérison. Bien sûr, la plupart des temples proposent des soins, mais aucune formation religieuse n'excelle autant dans ce domaine. Beaucoup de lieux sont bénis par la déesse, comme des fontaines apportant une eau saine et curative. C'est d'ailleurs Dénora qui réussit à convaincre les divinités d'agir lors de la désolation précédente. Pour la petite histoire, Dénora s'éveille lors de la désolation qui touche Azia. Contemplant le désespoir et la souffrance causés par les guerres, elle décida de vouer son existence à soulager la douleur des mortels.

Chevalerie

J'aimerais maintenant revenir sur la chevalerie dans cette version des Terres d'Osgild. De par l'histoire tragique des chevaliers radieux, dont tout le monde a entendu parler, la confiance que le peuple porte aux ordres de chevalerie est bien sûr bien moindre que dans d'autres univers. La plupart du temps cependant, les gens n'aiment pas les chevaliers en général, sauf l'ordre d'à côté qui a sauvé un cousin une fois, et qui sont quand même bien pratiques en cas de monstre.

Ces ordres de chevaleries sont plus ou moins financés par l'Etat, la religion ou la population vivant à proximité.

Je m'inspire principalement de warhammer fantasy pour ce qui est de la représentation de ces chevaliers.

Par ailleurs, la campagne que j'ai effectuée avec mes PJ voit un ordre particulier prendre une place très importante dans le combat contre les forces du mal. Nommé simplement l'Ordre (les fans auront reconnu l'ordre fondateur des Dark Angels dans W40K). Dirigé par Lion el Johnson (j'avoue, j'ai pas fait d'effort), cet ordre accepte parmi ses rangs les candidats non-nobles, et affirme vouloir unifier les Terres d'Osgild pour lutter contre la désolation en approche. Il se murmure que ces nouveaux chevaliers acceptant les roturiers ont des liens avec les anciens radieux, et leur manière de parler de désolation n'a pas aidé à ce que les gens ne les voient d'un encore plus mauvais oeil. Les nombreux exploits de leurs chevaliers, les rangs de troupes régulières bien entrainés et formés ont cependant fait leur renommée à travers toutes les Terres d'Osgild. À peine cinq siècles après la création de l'Ordre, il est devenu le plus puissant et important de tous, notamment car le rejoignent régulièrement de nouveaux ordres, alors que les signes d'une désolation se font de plus en plus présents. Ainsi à l'heure actuelle, cinq ordres de chevalerie l'ont rejoint, et une dizaine d'autres ont des accords plus ou moins liant avec l'Ordre.