[COF : Récit de campagne] D’Or & de Sang 1

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Hello la commu COF !

J’ai lancé une campagne avec des amis il y a quelques semaines, et comme j’adore les récits de campagne mais que je n’en trouve jamais en ligne, je me suis dit que j’allais partager le mien !

Vous aurez donc au fur et à mesure :

  • le journal d’aventure écrit par mes joueurs

  • pour les MJ, les scénarios (en COF 1)

  • et enfin, des ressources sur l’univers, utiles pour comprendre le contexte et les personnages

Les héros sont presque tous issus d’un même clan, les Bjornskar, qui lutte pour le pouvoir contre d’autres familles au sein d’une grande ville, Tombelune. L’équipe est composée de :

  • Godfree Dracosir, moine impétueux qui a été renvoyé du monastère, et a ensuite erré sur les routes en compagnie de mercenaires.

  • Loup Bjornskar, un chevalier qui a temporairement laissé derrière lui le village dont il est le gardien pour se rendre à Tombelune.

  • Siméon Bjornskar, faisant partie des rares forgerons initiés au secret des runes, ce qui fait de lui un forgesort. Néanmoins, il s’ennuie du travail à la forge…

  • Arthur de Castel, apothicaire, ami d'enfance des 3 autres personnages, appartenant à une famille composée de paladins et de prêtres

Tout commence lorsque nos héros en devenir se retrouvent à Tombelune pour assister au tournoi organisé en l’honneur du roi malade…

Premières péripéties

Par Loup

Tout commence, comme d’habitude, dans une taverne. 4 amis se retrouvent. Siméon, le forgesort, Godfree le moine, Loup le chevalier et Arthur l’apothicaire. Nous avions reçu une invitation de l’intendant de la famille Bjornskar à venir assister à un tournoi en l’honneur du roi tombé malade. Ainsi, nous avions décidé de nous retrouver plus tôt afin de partager un repas. Mais ce dernier fut vite perturbé par un voisin quelque peu bruyant qui racontait des rumeurs sur le tournoi et le banquet privé qui devait le suivre. Apparemment ce serait une belle occasion pour assassiner le roi. Ces histoires ne nous laissèrent pas tous indifférents et Arthur, l’apothicaire, fit subtilement agréer toute l’équipe au plan suivant : il nous fallait nous rapprocher du roi.

A l’heure où j’écris ces mots, j’enrage encore même en écrivant son prénom… Cet “ami” de longue date, il nous quitta pour aller chercher des soi-disant antidotes tandis que nous autres nous rendions à Fortfer. Je rencontrais mon vieux mentor, Ulfrac la brique. Dans les thermes, nous croisions aussi le grand, ou plutôt le large Tue-Feu, chef de notre famille. Après avoir fini nos ablutions et discuté un peu de Mirgas la chasseuse de tête, la meilleure amie de Siméon, nous repartions par l’avenue des boucliers pour retrouver Arthur. Évidemment, ce dernier resta très concis sur ses propres aventures de l’après-midi, et le temps vint de se rendre au tournoi. Il nous fallait néanmoins faire une dernière course auparavant, pour obtenir plus d’informations sur ces rumeurs mystérieuses. Arthur et Siméon connaissaient tous deux un elfe, Zinfir, dont on disait que les longues oreilles captaient plus de bruits et de secrets que celles de nous autres humains. Sceptiques mais sans autre réelle piste, j’acceptais de m’y rendre et de prendre part au rituel de divination de ce charlatan. L’avenir me révélerait que ces trois cartes, “Bouffon, Poison, Navire” seraient cruellement vraies.

Nous gagnâmes alors la colline du château de Tombelune, établi en croissant autour de l’arène. Les acclamations étaient bruyantes et les champions brutaux. Le notre, Bork Bjornskar était le genre de brute qui mangeait un mouton entier en entrée. Mais il était fort, et c’était le plus important. Les cris virils de notre famille et le fracas de nos armes contre nos boucliers lui donna la force nécessaire pour remporter les joutes et envoyer ses adversaires dans la boue, ou même plus profond, dans leurs tombes. Toujours intrigués par ces rumeurs sur le roi, Siméon offrit à Bork un collier d’or et ce cadeau nous garantit l’entrée dans le banquet privé. Toujours naïfs et sans réelle direction, le groupe décida d’entrer avec Bork dans les cuisines. Nos statures imposantes laissèrent peu de place à la résistance et bientôt nous nous régalions avec le champion dans les cuisines. Arthur et Godfree, quant à eux, se déguisèrent en cuisiniers et malgré cela, personne ne se rendait compte de rien… De retour dans la grande salle, Tue-Feu fit installer des sièges pour Siméon et moi et nous profitions du repas. L’ambiance était plutôt dégradée par les remarques piquantes des magiciens et autres chamans, pour qui le bon vin ne suffisait pas à laver le goût amer de la défaite. Dans les cuisines, Arthur et Godfree se virent confier la tâche d’apporter au roi son repas. Toujours aucun soupçon dans nos esprits, alors même qu’Arthur était en train de verser dans le repas du roi son “antidote”, “au cas où”. Le roi reçut son plat, et ce qui devait arriver arriva. Les cloches sonnèrent, le bruit métallique des armures des gardes qui couraient se mit à résonner dans les grands couloirs du château. Godfree, caché derrière un rideau, fut vite retrouvé par les patrouilles. En bas aussi, Bork, Siméon et moi furent jetés dans les cachots.


Une seule personne manquait à l’appel et malgré toutes les évidences, c’est seulement à ce moment-là qu’une réalisation frappante s’empara de tout le groupe. C’était Arthur l’assassin ! Quelle souffrance de se voir trahir ainsi, quelle humiliation de s’être fait trompé de la sorte… Voilà les pensées qui m’occupent l’esprit dans cette cellule maussade aux briques humides. Notre responsabilité est indiscutable, et nous torturer l’esprit n’amène à rien. Je ne sais pas quel sera notre sort. “L’enfer est pavé de bonnes intentions”, comme on dit. Méritons-nous même le titre d’innocents ? Malgré ma loyauté à Bjornskar et au défunt roi, je ne peux laisser ma tête être coupée. J’ai une femme et une fille à défendre, et je combattrai toutes les familles de Tombelune s’il le faut. Je pensais être de retour demain. Elles me manquent déjà…