C'était comment avant ? 83
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Bonjour, je trouve que l'on est dans une bonne génération au terme de JDR et JDS... et CCG bref.
On a envie de Pathfinder et Star Wars, de Shadorun, Chroniques Oublié ou de Fabula, on sait ou les trouver, dans CETTE boutique et ceux à quoi on peut s'attendre dans le livres. Y a des actual play à foisons pour celles et ceux qui viennent de découvrir ce que c'est.
Question : Dans les années 80 90, lorsqu'internet etait pas ou peu présent, comment pouvait on savoir qu'il y a avait Donjons & Dragons 2 ?
Même de nos jours, le marché des jeux de rôle reste de niche. Des personnes qui ont ete mise en JDR ça a toujours été au travers d'une conversation puis de la cusirosité. Et puis le reste avec des recherche internet pour trouve les livres et s'y interesser.
Chose qu'on ne pouvait pas faire avant. Y a toujours la mise en relation avec quelqu'un qui a une collection de son père. Mais le père sans internet, comment il savait que ça existait ?
- Le Decharne
Perso : la presse rôliste (il y avait trois mags en kiosque quand j'ai commencé), le club local (le bouche à oreille qui reste toujours important pour moi) et les visites régulières en boutique étaient mes principales sources d'info.
Tu peux éditer ton titre petite icone stylo à ... droite je pense de ton premier message (ou ailleurs j'ai une mauvaise mémoire visuelle).
Question : Dans les années 80 90, lorsqu'internet etait pas ou peu présent, comment pouvait on savoir qu'il y a avait Donjons & Dragons 2 ?
* Tu le lisais dans un magasine (Casus B, dragons...).
* tu le voyais en boutique.
* tu avais un pote dont un pote qui l'avait lu dans un magazine lui en avait parlé.
* Un de tes potes l'achetait et te proposait d'y jouer.
* tu le voyais en convention.
* tu n'étais pas au courant.
Déjà, à cette époque Casus Belli était en vente un peu partout. Perso je le feuilletais en grande surface (il ne faut pas oublier que l'oeil noir était aussi en vente en grande surface). C'était l'époque où dans le magazine on avait une ou deux pages d'annonces de vente, de recherche de clubs, etc ...
Ensuite, dans ma ville de moins de 20.000 habitants, le magasin de jeux avait toujours un exemplaire de D&D en vente et quelques recueils de scénarios. On pouvait y déposait une petite annonce pour les autres clients rôlistes.
Mais soyons honnêts, en général de mon côté ça restait les copains de collège / lycée / fac. Pas de club, pas de connaissance de l'existence d'autres groupes dans la ville voisine ou même dans l'autre collège de la ville.
Au début des années 80 :
- Les universités étaient des repères de rolistes (encore fallait-il vivre dans une ville étudiante)
- Le magazine Jeux et Strategies était disponibles en kiosque et il avait une partie du magazine qui suivait l'actualité du Jeu de role (Casus Belli n'était pas en kiosque à l'époque uniquement en boutique) comme le magazine appartenait au groupe Excelsior il y avait des pubs pour les magasins Relais Descartes ou on trouvait du JdR à côté des wargames et des jeux de dames/échec...
- Les livres dont vous étes le héros, puis l'oeil noir et pendragon de chez Gallimard se trouvaient en librairie voire grandes surfaces. L'Appel de Cthulhu de Jeux Descartes était achetable sur le catalogue de la Redoute.
- Les clubs dans les MJC locales.
- Et surtout des boutiques souvent tenues par des passionnés 
Le tiercé gagnant : revues / potes / magasins
J'aime bien montrer aux "jeunes" les piles de vieux magazines de jdr. Elles foisonnent d'annonces de club, de conventions, de recherche joueur/mj etc ... Ben avant internet, quelque soit le domaine, les gens discutaient entre eux et avaient la curiosité d'aller voir ... Maintenant si tu n'as pas liké le bon post, que tu t'es pas abonné aux news letter de gamefound (ah et du Fix aussi, et les news de BBE, et ...), que tu n'as pas youtube, que ... C'est même pas une histoire de vieux/jeunes ou avant/après mais je pense que le temps passer avant à taper la discute avec les potes ou dans une boutique est/était bien plus efficaces que passer du temps à avoir l'info devant un écran et quelque soit le domaine. Mais bon, il faut interagir avec des humains, lol ...
Jusqu'en 82-83 :
Uniquement dans quelques poles universitaires. Essentiellement parisien ENS et Jussieu. Je n'ai jamais eu d'autres éléments en province
Les premiers cassus sont d'abord des fanzines dans le boutiques (l'oeuf cube en tête). Des photocopies des régles traduites et non traduites de AD&D sont sous le comptoir.
84-85 : Jeux et Stratégie fait des grosses unes sur le jeux de rôles. Ce qui fait décoler l'intêret général. Des clubs commencent à s'installer en dehors des université. Dans les lycées, des MJC. Et encore c'est la misére d'explication.
A partir de 85 on va dire que les boutiques sont le coeur des échanges. Petit à petit il y a "une boutique référence" par ville universitaire.
Comme indiqué des actions plus grand public sont lancés :
Livre dont vous étes le héros : On sous estime complétement le phénomène aujourd'hui, la boite rouge est traduite, le JdR français peut commencer même si la VO reigne en maitre.
En 90, Cassus est devenu depuis longtemps un classique en kiosque. Et c'est vraiment beaucoup plus facile (entre guillemet). J'ai pas souvenir de "grosse sortie" qu'ai pu manquer un Cassus en VO. Alors D&D2 c'était dificille de le rater.
Il faut aussi voir qu'il y avait beaucoup plus de diversité de tables .. si 2 MJ se mettaient à 1 jeu dans une zone, ça devenait le jeu joué de la zone. Et tu pouvais tomber sur des tables avec un jeu que tu n'avais jamais joué. Tout le monde a un peu sa madelaine de proust.
Edit : Avant Jeux et Stratégies, tu avais eu tous les 3 mois une rubrique "jeux" dans Science et Vie à la fin des années 70 (dont J&S fut d'abord un flanker). Avec des présentations de wargames complétement introuvable
Question : Dans les années 80 90, lorsqu'internet etait pas ou peu présent, comment pouvait on savoir qu'il y a avait Donjons & Dragons 2 ?
Somedokine
Alors, mon expérience à moi : j'ai découvert l'existence du JDR par hasard, en voyant quelqu'un lire un livre de l'oeil noir. j'ai cru que c'était un livre dont vous êtes le héros (truc que je connaissais déjà) mais il m'a dit non, et quand j'ai dit "c'est quoi", il m'a dit "t'es trop petit", donc j'ai immédiatement voulu en avoir un. A l'anniversaire suivant, j'avais la boite de base. J'ai initié des copains, on a créé notre club. Tout passait par le bouche à oreilles, et les "clubs" d'ailleurs à cette époque.
On avait les informations grâce à Casus Belli principalement (ou d'autres revues similaires, mais y'en avais pas des kilos) et en allant directement en boutiques. Au début c'était le Furet du Nord (pour les non nordistes, c'est comme un Cultura ou une FNAC) et par la suite le magasin spécialisé Rocambole. Les nouveautés étaient là-bas tout simplement. Les boutiques, les clubs, les magazines. C'était comme ça pour le JDR mais aussi quasiment pour tous les hobbies (jeu vidéo inclu : les revues Joystick, Joypad, etc.).
Le JDR y'avais pas non plus des tonnes de références dans les 80s : Warhammer, Stormbringer, Runequest, AdC, D&D, Starwars, JamesBond, on avait vite fait le tour. Cela a commencé à se diversifier beaucoup à l'époque de Vampires je crois, donc 90s. Plus il y avait de monde dans le club, plus il y avait de jeu, car chaque MJ essayait d'avoir "le sien". Dans mon club, on s'est alors rendu compte qu'il y avait des jeux pas récents à côté desquels on était passé (Rêve de Dragons) et on a un peu rattrapé. Au début que de la VF, puis progressivement de la VO également. C'est la lenteur des traductions et le fait que les boutiques avaient un rayon "import" qui nous as poussé à lire en VO (et devenir des stars en anglais à l'école par conséquence).
En général, le milieu Geek avait des perméabilités importantes : jeux de rôles, livres dont vous êtes le héros, cartes à collectionner, jeux de plateaux, comicbooks, mangas, jeux vidéos, GN, tout ça était "poreux" et concomitent. Souvent c'était progressif, on rentrait par une porte, et on découvrait la galaxie de hobbies par d'autres... Je me souviens d'avoir joué à Siège et Croisades, chez un pote, et d'avoir glissé du côté des jeux de plateaux en plus des JDR à cet instant précis. Je devais être en 5e... Je me souviens du premier scénario de JDR que j'ai acheté en VO, c'était du Cyberpunk Night's Edge. J'étais au Lycée. Je me souviens de la promotion de Scales où on donnait littéralement le roman dans la boutique de jeu, gratuitement pour découvrir l'univers. Je me souviens aussi de la toute première boite de boosters de MtG, et d'avoir fait partie des quelques personnes à avoir la chance d'acheter quelques boosters de Legends.
J'étais là... Bon sang, je suis vieux...
- Zoisite
- et
- FranckO78
Les intervenants précédents ont bien détaillé les points d'entrée et de prise d'information pour le JDR dans les années 80 / 90.
L'époque pré-internet était une période où l'aspect communautaire dans le sens échange oral d'informations et lieux de rendez-vous (associations et boutiques) était l'élément crucial de la transmission.
A côté de cela la presse écrite spécialisée a eu un rôle déterminant, même si elle était (je pense) plus une affaire de grands passionnés ... j'ai la sensation que dans tous les pratiquants de JDR de l'époque il n'y avait qu'une partie limitée qui était à fond sur les magazines de JDR (les meneurs déjà ... bien plus que les joueurs ... car on allait y chercher aussi des scénarios et des conseils )
- Zoisite
Pour grossir un peu le trait
Les années 80 sont les années cachés en france du JdR pour moi. C'est très peu connu, ca sussite l'intéret et la curiosité .. vivre caché c'était vivre heureux. Déjà c'était a celui qui pouvait "organiser" ça .. qui a un garage, une salle ...
Les années 90, même si on trouve beaucoup plus facillement des "joueurs". Les médias découvrent le JdR et on va subir un pillonage en live. Même les premiers MMORPG, c'est présenté comme un truc de nerds attardés. Globallement j'ai du faire des tonnes d'explication épuisante à des parents ou des responsables locaux .. et à la moindre tentative de suicide ou la personne avait cottoyé de prés ou de loin le JdR, c'était pour notre gueule.
En 2004 WoW débarque .. et là tout le monde se rend compte que le JdR (même si c'est du MMORPG) ç'est beaucoup mais beaucoup plus de personnes que ce que l'on croyait en terme de capacité d'audience.
Quand j'étais ado dans les années 90, un camarade de classe m'a fait découvrir le JDR (sans papier, sans dé, juste en causant dans la cour) sur une variante perso du Heavy Metal de Croc. Rapidement, j'ai testé avec lui et un autre camarade l'Appel de Cthulhu, Shadowrun, Warhammer... Ce dernier, j'en ai trouvé le livre de base pour très peu cher en vide-grenier, et c'est devenu ma première bible de MJ. Plus tard, j'ai acheté Star Wars WEG parce que le Virgin Megastore (Marseille st ferreol) avait un rayon JDR (chose rare à l'époque).
Mais en dehors de ces qques camarades, de mon frangin et de deux voisins qu'on a fait jouer avec nous, je ne connaissais personne pratiquant le JDR. Et parmi nous personne ne se tenait au courant de l'actu. Je n'avais pas assez d'argent pour m'acheter Casus Belli ou autres. Une boutique de l'époque, le Crazy Orc Saloon, faisait de la pub sur Skyrock donc je suis passé les voir 2 ou 3 fois, mais c'était du pur lêche-vitrine, et même si je ne doute pas qu'ils étaient sympas je ne m'y suis pas senti assez à l'aise pour squatter et discuter sorties (faut dire que le lieu était tout rikiki).
Plus tard au lycée j'ai croisé un gars qui jouait à D&D (il m'a surtout fait découvrir Magic, c'était l'époque Ice Age), mais j'ai plutôt opté pour rameuter de nouveaux camarades pour jouer à Star Wars durant les pauses dej. Dans ce groupe, j'étais le plus calé en JDR et pourtant je ne connaissais presque rien de ce qui existait. Et quand notre prof principale a appris qu'on faisait du jeu de rôle, elle a fait la moue et s'inquiétait un peu car c'était l'époque de la diabolisation du hobby (elle n'a pas cherché à nous faire arrêter pour autant).
Oh, quand même, je viens de me rappeler que j'avais chopé des catalogues JEUX DESCARTES qui m'avaient permis de voir d'autres jeux tout de même. J'ai même pu acheter (sans jamais y jouer) des choses plus rares comme James Bond ou Mega. Je ne sais plus si je les ai eux par correspondance ou en boutique, mais c'était forcément très soldé, car je n'avais pas beaucoup d'argent à mettre dedans. Ce que j'ai préféré chez Descartes c'étaient leur suppléments pour Star Wars !
La 2e moitié des années 80, c’est aussi l’époque des grands salons mixte de type "maquettes, modèles réduits et jeux de reflexion”’ au Cnit puis porte de Versailles, des émissions à la télévision (actual play sur Fr3), du foisonnement des initiatives même dans les trous paumés et qui étaient mentionnées dans la presse quotidienne locale, ...
Bonjour,
En ce qui me concerne, au collège, je me tenais informer des différents jeux de rôle existants et de leurs thématiques via les catalogues Jeux Descartes et Passion Jeux de rôle. Au lycée, j'ai commencé à suivre les Casus Belli et à échanger avec d'autres joueurs qui disposaient d'une ludothèque plus fournie que la mienne.
J'ai toujours un peu de nostalgie de ces catalogues qui nous invitaient à découvrir de nouveaux univers.




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Bonne journée.
La boutique locale était vraiment le forum idéal et Casus notre média principal.
Je viens de la campagne et, à part les émissions de Dumas et de Pradel en 94, je n'avais jamais vraiment entendu parler de JdR. Puis à l'été 99, un étudiant a ramené un JdR de la capitale régionale (la seule boutique à 100 km) et organisait une initiation dans le club de Warhammer Battle et Magic de mes frangins. Je n'ai pas osé participé mais j'ai regardé, l'Actual Play avant l'heure
. On était plusieurs à partir à l'université à la rentrée et on a formé un groupe. Là-bas j'ai trouvé un 2e groupe. Puis on s'est dispersé.
En bref, c'est de la chance et des contacts geek.


