Z-Corps "final cut" 222
Forums JDR de Black Book Editions > Communauté > Les financements participatifs
Tu as parfaitement analysé la situation 
Je ne connais aucun des deux jeux, mais j'avais pledge Z-Corps. Est-ce que The Walking Dead est mieux ? J'ai vu qu'il y avait moins de pledgeurs pour TWD que pour la réédition de ZC. Donc j'ai espoir que ZC reste le jdr VF standard pour les zombies. Histoire de ne pas trop regretter ma participation... 
- Ragnar
ZC reste quand même une référence, niveau contexte, nombre de scénarios, etc, on est au dessus.
WD joue sur la licence, donc très peu de contexte élargi et c'est bien dommage, c'est d'ailleurs ça qui lui est reproché et hormis que ça soit free league qui produise (et Arkhane qui traduise chez nous) le jeu n'apporte pas grand chose au genre.
Donc hormis les retards qui se répètent et qui agacent, tu n'auras pas à regretter ta participation pour ZC 
Haha... Mais on peur faire de tout avec un univers de zombies.
- Du survival.
- Du dungeon crawl à la recherche des ressources.
- De l'horreur.
- De l'enquête.
- Des dilemmes moraux.
- Des intrigues politiques (parmi les groupes de survivants).
- De la guerre, avec les zombies, bien sûr, mais aussi entre factions de survivants.
- Une longue quête : d'où viennent les zombies et quelle solution trouver pour que ça s'arrête...
Bref, les zombies, c'est un peu comme le médiéval fantastique : un contexte. Car, au milieu des zombies, il y a les humains avec tous leurs problèmes... C'est un des génie de Robert Kirkman, scénariste de la BD et scénaristes en chef de la série The Walking Dead : nous parler des humains et de leurs rapports entre eux plus que des zombies.
Vivement que je trouve le temps de lire tout ce que j'ai reçu avec ma précommande de Z-Corps Final Cut pour voir comment ils ont articulé tout ça.
Ceci dit, si tu n'aimes vraiment pas les zombies, ça se comprend. On peut faire de tout aussi avec le médiéval fantastique ou la SF. Il n'y a donc aucune raison de se forcer à jouer dans un univers qui ne te plaît pas.
Au moins Z Corp aura eu son final cut. Ce qui n'est le cas ni de Keltia ni de X Corp. Ce dernier est très bien pour faire du
- Du survival.
- Du dungeon crawl à la recherche des ressources.
- De l'horreur.
- De l'enquête.
- Des dilemmes moraux.
- Des intrigues politiques (parmi les groupes de survivants).
- De la guerre, avec les ETs, bien sûr, mais aussi entre factions de survivants.
- Une longue quête : d'où viennent les ETs et quelle solution trouver pour que ça s'arrête..
Ah ben ouais donc les zombies ça sert à rien. Quoique un scénario en Haïti sans zombies, mais des vrais tels ceux qu'on peut croiser irl dans ce coin là, ça le ferait pas.
- Gollum
Ben si, les zombies ils servent... À exacerber tout !
On ne réagit pas pareils dans un monde relativement pacifié comme la France d'aujourd'hui (même s'il y a quelques tensions et parfois de la violence) et un univers où une mauvaise décision peut conduire à ce que toi et tous ceux auxquels tu tiens soyez dévorés vivants par un groupe de créatures sans la moindre pitié...
C'est là que les dilemmes moraux sont les plus cruels. Faut-il risquer la vie de deux ou trois des meilleurs combattants du groupe pour aller chercher une gamine égarée qui est peut-être déjà morte (et qui, devenue elle aussi une zombie, se jettera sur eux pour les mordre et les contaminer lorsqu'ils croiront la sauver) ? Faut-il aider ton pote obèse à avancer plus vite ou laisser les zombies le rattraper et le bouffer pour avoir plus de chances de t'en tirer ?
Tu peux être sûr que les joueurs vont se poser des questions humaines qu'aucun autre contexte ne les amènera à se poser aussi fortement.
Faut-il aider ton pote obèse à avancer plus vite ou laisser les zombies le rattraper et le bouffer pour avoir plus de chances de t'en tirer ?
Tu peux être sûr que les joueurs vont se poser des questions humaines qu'aucun autre contexte ne les amènera à se poser aussi fortement.
Gollum
Alors, ce type de questionnement s'est déjà vu en scénar à maintes reprises et dans un uivers (post-) apocalyptique la réponse est évidente : tu abandonnes le plus faible car il devient un risque que le groupe se fasse rattraper donc il est un danger pour tous les autres.
Quand j'étais para on nous l'a toujours dit au stage commando effectué au nord du Brésil :
"Lorsque vous êtes poursuivi par une bête, que ce soit un ours un anaconda ou une laie, la stratégie pour survivre à cette rencontre n'est absolument pas différente c'est toujours la même : le but n'est absolument pas d'essayer d'être le plus rapide, mais seulement de courir un peu plus vite que le plus lent de vos potes du groupe ! "
Autant dans la vie réelle on se pose des questionnements, mais absolument pas en JdR où le plus rapide se lâche :
"Je colle une balle dans la jambe du mec le plus proche et je me barre en courant !"
Je l'ai entendu maintes fois autout d'une table de jeu, et c'est on ne peut plus symptômatique de la réaction qu'aurait la personne IRL.
- Gollum
Y compris quand le pote obèse en question est un autre PJ ?
Je sais bien qu'il y a des tables de jeu où les joueurs cherchent à gagner (survivre, monter de niveau, faucher le plus de trésors possible, etc.) au détriment des autres, mais si j'étais à une table où aucun joueur ne se posait la question, ne serait-ce qu'une minute, j'irais jouer ailleurs.
Quand à tirer une balle dans la jambe de son pote IRL, en théorie, c'est peut-être évident, mais en pratique, si c'est un vrai pote, ça m'étonnerait que ce soit si simple que ça. À moins d'être un psychopathe, bonjour les traumatismes psychologiques !
Mes deux exemples sont honteusement pompés dans la saison 2 de The Walking Dead (même si je les ai transformés un peu). Je vous invite à aller la regarder. C'est excellemment bien fait du point de vue des émotions des personnages.
- Porky Pike
Quelqu'un a relayé un message du dicord au sujet de "l'avancée" du projet et accrochez vous, un des scénarios attendus arrivera en pdf seulement en... mars ! Oui Messieurs Dames vous avez bien lu, ça veut dire que le projet n'est toujours pas finalisé ! On était plusieurs à se dire que c'était l'impression et les validations des bons à tirer ou la logistique qui posaient problème mais non, ah ah, les quelques ajouts, au bout de 3 ans ne sont toujours pas écrits ! On est donc très loin de la phase logistique. De qui se moque t-on ? A ce rythme inutile d'espérer une livraison avant octobre/novembre (2025) au mieux.
Perso c'est bon j'ai eu ma dose, j'attends une réponse à mon mail de demande de remboursement. C'est à force de cautionner et d'accepter docilement ce genre d'abus qu'on encourage finalement certains acteurs de notre petit milieu à continuer à prendre les gentils rôlistes (qui sont pourtant très patients) pour des moutons sans réactions, donc stop, faut que certains comprennent à un moment.
- Darky42
Je te comprends.
Personnellement, je n'envisage pas du tout de demander le remboursement parce que je veux mon Z-Corps Final Cut !
Mais, bon, je tiens quand même compte du sérieux d'un éditeur pour savoir si je participerai ou non à une prochaine précommande participative chez lui. Même quand le jeu m'attire. Après tout, on peut très bien l'acheter une fois qu'il est sorti.
Les petits retards (1d6 mois) ne me gênent pas. Les gros retards exceptionnels et justifiés (Cthulhu Origines, correspondance entre Lovecraft et Howard) ne me posent aucun souci non plus. Les gros retards systématiques sans communication m'en posent plus. Le foutage de gueule (livraison d'un matériel qui ne correspond pas à ce qui était prévu, non paiement des auteurs, traducteurs, royalties, etc.), là, c'est carrément rédhibitoire. Même pour l'achat une fois le jeu sorti.
Bref, je suis un gars qui table toujours sur la confiance. Mais il ne faut pas croire pour autant que c'est de la naïveté. Comme toi, je ne suis pas un mouton.
On peut effectivement avoir de l'empathie pour des auteurs ou éditeurs lorsqu'ils ont des problèmes sérieux, dont ils font clairement part à leurs clients, et lorsqu'on sent qu'ils font tout leur possible pour arranger les choses malgré tout (je citais ci-dessus les exemples de Cthulhu Origines et de la correspondance entre Lovecraft et Howard ; les auteurs et éditeurs concernés ont plus que mon empathie, ils ont ma sympathie)...
Mais avoir de l'empathie pour un éditeur qui accumule un énorme retard sur ses projets, n'en communique pas de raison compréhensible, quand il communique, alors que, lors de la précommande, tout était présenté comme étant déjà prêt ou presque, ça devient de la naïveté.
Bref, éprouver de l'empathie et de la patience, ce n'est pas se laisser rouler dans la farine non plus.
Si le projet va nécessiter trois ans d'attente, l'éditeur doit le dire clairement aux souscripteurs. Surtout quand ils versent une somme de 150 € à l'avance chacun.
- noisette
En cas de danger pour la survie immédiate, ton pote obèse a exactement les mêmes chances que toi de s'en sortir, sinon plus car il sait d'office qu'il est vraiment mal barré. Ce n'est absolument pas parce qu'il est obèse qu'il va se mettre à courir moins vite que toi. En voici la preuve, donc ton exemple est vraiment très mal choisi : une "action-fuite", c'est-à-dire une prise de contrôle par le système nerveux autonome, peut sauver de bien des situations différentes.
- Gollum
Voui. C'était un exemple classique de fiction...
Mon point portait sur les dilemmes moraux que ça soulève, pas sur les détails réalistes ou non de l'exemple. Remplace pote obèse par pote âgé, blessé à la jambe ou... tiens, encore pire, gamin suffisamment lourd pour te ralentir !
Le dilemme est là, et dans tout son paroxysme.
Le laisser crever et t'en sortir, parce que les zombies, occupés à le chopper, vont t'oublier ne serait-ce qu'un instant ? Ou l'aider, au risque de vous faire rattraper tous les deux ?
Argl ! Ce genre de dilemme peut bien sûr se présenter dans n'importe quel autre univers, mais dans un monde apocalyptique de zombies, on est sûr qu'il surgira. Et ce sera horrible ! Parce que le pote (vieillard, blessé ou gamin !!!), n'aura pas le droit à une mort rapide. Il se fera dévorer vivant.

- Porky Pike
Alors clairement, tout dépendra du groupe de joueurs ET bien entendu du système de jeu utilisé :
- dans un jeu tel TWD où la moindre morsure signifie la mort ou l'amputation c'est chacun pour sa peau, PJ ou pas
- pour un jeu à niveau et PdV tel que Donj' l'enjeu est moindre : l'alignement rentrera forcément en ligne de compte, ainsi que les liens entre personnages. Bon pis un zombie, à Donj', avec eux la fuite n'est carrément pas un problème.
Là tu insistes beaucoup (à mon goût, trop) sur le côté dramatique, qui est vraiment spécifique à TWD et autres jeux à zombies contaminants.
Entre risquer de perdre son perso, voire tout le groupe, pour n'en sauver qu'un seul, au moins à ma table de jeu je sais pertinemment comment les joueurs vont réagir. Au lieu de réagir de suite, en groupe :
- 5 de mes joueurs vont soupeser très rapidement le pour et le contre avec pour unique but la survie de leur propre perso, et vont se tourner vers le joueur du PJ en péril, faire la moue en se mettant à sa place pendant dix secondes et finir par lâcher à l'unisson : "Désolé ! Chacun pour soi ..." alors que dans le même temps ils auraient pû sans doute le sauver !
- le sixième va dégainer son arme et loger une balle en pleine tête du perso menacé, avec pour unique but que les autres n'aillent pas tenter une action désespérée qui s'avèrerait stupide.
Là tu évoques un JdR donc un jeu, et dans un jeu la réalité n'est pas transposable tel quel car elle n'a pas les mêmes implications que dans la vie réelle : tout ce que le perso menacé risque c'est que son joueur ait à recréer un nouveau perso, ainsi que pour ceux qui tenteront d'agir pour le sauver.
Là on touche plus aux limites même de l'attachement de certain.e.s joueur.euse.s envers ce qui n'est en fait qu'un agencement de chiffres et de lettres sur une feuille de papier, nettement moins sur le côté dramatique de la situation en JdR ou tel qu'elle serait dans la vie réelle.
Je comprends tout à fait qu'avec ton exemple tu souhaites susciter l'emoi et l'horreur de la situation chez des joueurs, mais tous ne seront pas réceptifs au message que tu souhaites faire passer. Et je connais une bonne poignée de joueurs qui vont brandir la carte X instantanément si je soulève ce genre de questionnement dans mes parties, car cela pourrait toucher à des situations déjà vécues. Moralité : il vaut mieux éviter de transposer en JdR des situations pouvant rappeler une situation ayant pu être déjà vécue IRL.
- Gollum
Tu as raison. Tout dépend du jeu de rôle et des joueurs. Ce qui fonctionne à une table ne fonctionnera pas nécessairement à une autre, a fortiori si on n'utilise un jeu qui ne s'y prête pas.
Et je reconnais que tous les joueurs n'apprécient pas les MJ qui, comme moi, aiment insister sur les détails qui font "vrai". L'essentiel est que tout le monde s'amuse, univers de zombie ou pas. Je m'adapte d'ailleurs toujours à mon auditoire, en modérant plus ou moins mes penchants simulationnistes selon les réactions que je perçois (ou les remarques que l'on me fait parfois ouvertement)...
Mais, bon, il n'en reste pas moins qu'il y a des univers qui se prêtent plus aux dilemmes moraux que d'autres. Et c'est particulièrement le cas avec ceux de survie en milieu très hostile. Donc, même si les joueurs ne vont pas forcément se prendre la tête pendant des heures face à des choix cruels, ce serait dommage qu'ils passent complètement à côté de ça dans un jeu de zombies...
Quant à ceux qui sont si sensibles face à ce genre de situations qu'ils sont prêts à brandir une carte X instantanément, il se peut tout simplement qu'un univers de zombies réaliste ne soit pas fait pour eux... Je ne leur en tiens aucune rigueur. Moi, ce sont d'autres sujets qui me mettraient mal à l'aise. Mais, justement, quand ce genre de choses vous fait un tel effet, pourquoi choisir un jeu qui a de fortes chances de les proposer ? C'est un peu comme se forcer à aller voir un film gore alors qu'on ne supporte pas la vue du sang...
Le principe d'un univers de zombies, c'est quand même de susciter l'horreur et des émotions fortes. À moins de le jouer de façon parodique, évidemment. Mais ce n'est pas le propos de Z-Corps, il me semble.
Je parlais des mecs capables de laisser crever leur meilleur pote pour s en sortir sans sourciller ^^ :p
noisette
Ce genre de mecs n'a pas de meileur pote parece que le propre de la psychopathie c'est justement l'absence d'empathie; ce qui implique de ne pas ressentir d'émotion vis à vis d'autrui. Pour avoir un meilleur pote il faut ressentir de l'amitié pour cette personne, donc une émotion.
Pour l'exemple de Porky Pig, il y a une autre solution. Le PJ qui ne peut pas fuir avec une chance réelle de s'en sortir et s'il le fait va mettre en fanger le reste du groupe, peut choisir de se sacrifier. Il reste en arrière pour attiré l'attention des zombies afin de laisser un temps d'avance aux autres PJs. Tout en pensant à garder sa dernère balle pour lui même afin d'éviter de se faire bouffer vivant.
