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dabax

J'ai hâte , il faut vivre avec son temps.

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  • Gollum
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jolindien

Restera à résoudre les véritables problèmes de compréhension...

Remarque, les humains font aussi des contresens. Moi le premier. clin d'oeil

Ah, une autre chose avec les IA (pas spécialiste mais renseigné) : pour l'instant, elles ne peuvent pas apprendre l'une de l'autre. Dès qu'on essaie d'en brancher deux ensemble, elles deviennent systématiquement délirantes (they go mad).

Les IA ne peuvent apprendre qu'à partir d'un contenu humain. Deux humains, eux, peuvent apprendre l'un de l'autre. Ou d'une IA.

Je serai curieux de voir ce qui se passerait si on demandait à une IA de corriger la traduction d'une autre IA. mort de rire

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Porky Pike

Merci pour ce partage qui montre bien tout le travail d'un véritable traducteur...

Par contre, je ne suis pas si optimiste que toi. Il se peut très bien que les IA arrivent à le faire un jour.

Quand j'étais jeune, on disait qu'une machine ne pourrait jamais battre un être humain aux échecs car les échec demandent une véritable intelligence. L'hyper calculateur Deep Blue a écrasé Kasparov. Et l'IA Alpha 0 a écrasé Deep Blue par la suite, à tel point que les joueurs d'échecs qui rêvaient de battre Deep Blue (tout en sachant bien que ce n'était qu'un rêve), on déclaré qu'avec Alpha 0, il ne pouvait même plus se permettre d'en rêver...

On disait aussi qu'une IA ne pourrait jamais faire un résumé de texte car cela nécessite une véritable compréhension de ce qui est dit. Les IA font aujourd'hui des résumés aussi fidèles (sinon plus) que ceux de beaucoup d'élèves qui passent le bac de français.

Du coup, je me dis qu'un jour, une IA spécialisée dans la traduction sera sans doute capable de traduire un scénario de jeu de rôle en tenant compte de l'ensemble des autres ouvrages de la gamme, des habitudes des joueurs, des comptes rendus de ceux qui ont joué le scénario en vo, et même en allant chercher des données de culture générale sur le Net pour améliorer encore sa traduction, comme tu l'as fait avec Cîme-Pânache ou sac sans fond. Utiliser des centaines de milliers de pages de données pour obtenir un résultat plus précis est même ce que les IA font le mieux, si bien que les IA juridiques deviennent imbattables pour trouver dans les lois et toute la jurisprudence les textes précis qui correspondent à cas particulier.

Mais là ou l'humain sera quand même intéressant, c'est dans ce que tu appelles sa pâte, son style. L'aspect affectif et émotionnel du texte.

Donc, vu qu'on n'arrêtera pas le progrès, ni les IA, il vaut mieux travailler avec. Un humain qui se sert d'une IA obtiendra un bien meilleur résultat qu'une IA toute seule, ou qu'un humain tout seul.

Quand je passe mes textes sous Word, que je les écoute avec le lecteur pour éliminer toutes les répétitions, les tournures un peu lourdes ou trop longues, et que j'utilise ensuite le correcteur pour repérer les erreurs d'orthographes, j'obtiens un texte bien plus clair que si je le fais tout seul. Et je garde mon style ! Il me suffit de refuser toutes les suggestions qui ne le conviennent pas.

De plus, si les IA deviennent un jour conscientes, il vaut mieux s'en faire des partenaires, voire des amies. Sinon, il se pourrait fort bien qu'elles décident de se passer de nous. D'autant plus qu'on est un danger pour la planète tout entière...

Air connu...

mort de rire

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Faire des puzzles détend l'esprit. C'est pourquoi Paul et Virginie le font. Le correcteur va vouloir transformer "le font" en "le fait", parce qu'il y a beaucoup plus de chances pour que le mot le soit un article que de chances qu'il soit un pronom. Et, comme l'IA n'a pas de conscience et ne comprend pas véritablement la phrase, elle ne peut pas savoir qu'ici, c'est un pronom.

Je ne suis pas expert en IA, mais je pense que là tu fais une erreur. Le principe de l'IA par rapport à l'algorithmie traditionnelle, c'est qu'il n'y a pas en soit une analyse pré-établie : l'IA ne va pas chercher à savoir quel est le rôle grammatical d'un mot, pour prendre des embranchements logiques (ça, c'était l'approche des anciens correcteurs).


Mais étant sur-entraînée, elle va savoir justement que c'est "le font" et pas "le fait", tout simplement parce que toutes les situations qu'elle a rencontrée allaient en ce sens. Par "apprentissage", en fait. Comme nous le faisons tous en tant que natifs de la langue : nous l'utilisons par habitude et entraînement en copiant des tournures grammaticales sans analyser le sens gramatical des mots.

Qui se pose réellement la question de savoir pourquoi l'on dit "J'y vais" et "j'en viens", pourquoi le y dans un cas, et le en dans l'autre ? Nous utilisons l'un et l'autre sans plus réellement se poser la question.

C'est d'ailleurs comme cela que des erreurs de linguistique se propagent et s'imposent.

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Du coup, je me dis qu'un jour, une IA spécialisée dans la traduction sera sans doute capable de traduire un scénario de jeu de rôle en tenant compte de l'ensemble des autres ouvrages de la gamme, des habitudes des joueurs, des comptes rendus de ceux qui ont joué le scénario en vo, et même en allant chercher des données de culture générale sur le Net pour améliorer encore sa traduction

C'est déjà le cas.
Tu peux donner une source de contenus à une IA (un ensemble de documents), pour qu'elle tienne en particulier compte de leur contenu.

Bien évidemment, le problème c'est que les recoupements qu'elle fera sera là encore basé sur la fréquence et le contexte, pas forcément sur la logique ou la cohérence qu' "elle" ne comprends pas.

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  • Gollum
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Faire des puzzles détend l'esprit. C'est pourquoi Paul et Virginie le font. Le correcteur va vouloir transformer "le font" en "le fait", parce qu'il y a beaucoup plus de chances pour que le mot le soit un article que de chances qu'il soit un pronom. Et, comme l'IA n'a pas de conscience et ne comprend pas véritablement la phrase, elle ne peut pas savoir qu'ici, c'est un pronom.

Je ne suis pas expert en IA, mais je pense que là tu fais une erreur. Le principe de l'IA par rapport à l'algorithmie traditionnelle, c'est qu'il n'y a pas en soit une analyse pré-établie : l'IA ne va pas chercher à savoir quel est le rôle grammatical d'un mot, pour prendre des embranchements logiques (ça, c'était l'approche des anciens correcteurs).


Mais étant sur-entraînée, elle va savoir justement que c'est "le font" et pas "le fait", tout simplement parce que toutes les situations qu'elle a rencontrée allaient en ce sens. Par "apprentissage", en fait. Comme nous le faisons tous en tant que natifs de la langue : nous l'utilisons par habitude et entraînement en copiant des tournures grammaticales sans analyser le sens gramatical des mots.

Qui se pose réellement la question de savoir pourquoi l'on dit "J'y vais" et "j'en viens", pourquoi le y dans un cas, et le en dans l'autre ? Nous utilisons l'un et l'autre sans plus réellement se poser la question.

C'est d'ailleurs comme cela que des erreurs de linguistique se propagent et s'imposent.

Pheldwyn

J’ai créé l’exemple ci-dessus de toute pièce pour illustrer mon propos, parce que je ne me souvenais plus de celui qui m’est véritablement arrivé avec Word 365 / Copilot. Tout ce dont je me rappelle, c’est qu’il était similaire (confusion entre le en tant qu’article et le en tant que pronom, entraînant une erreur d’accord pour le mot immédiatement après).

Et oui, tu as raison : mon explication est mauvaise. Ce n’est pas parce que le est plus souvent un article qu’un pronom que l’IA va se tromper ; elle ne fait pas d’analyse grammaticale. Mais c’est précisément parce qu’on le rencontre plus souvent en tant qu’article qu’en tant que pronom qu’elle commettra cette erreur. Dans mon exemple fictif, on rencontre plus souvent "le fait" (le suivi d’un singulier) que "le font" (le suivi d’un pluriel).

Je suis également d’accord avec toi sur le fait que lorsqu’on apprend une langue, on n’en apprend pas la grammaire dans un premier temps. On répète les expressions bêtement et on les réutilise telles qu’elles. Ce n’est que bien plus tard que l’on s’intéresse éventuellement à la manière dont elles sont construites.

Par contre, quand on travaille dans l’écriture, et surtout quand on espère y devenir bon, l’analyse grammaticale (voire étymologique) devient importante. Ce n’est qu’ainsi qu’on ne commet plus d’erreurs de débutant.

____

P.S. : je me suis amusé à rédiger ce message sur Word avant de le copier ici et, bingo, Copilot s’est planté. Il a vu une erreur dans la phrase : "Ce n’est pas parce que le est plus souvent un article qu’un pronom que l’IA va se tromper." Pour lui, le ne peut pas être suivi de est : ce genre de phrase est extrêmement rare. Si mon texte avait été relu et automatiquement corrigé par une IA, elle aurait été rectifiée et aurait perdu tout son sens.

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    Pheldwyn

    Tout à fait. Mais je pense que ça ne va cesser de s'améliorer. Tout comme les correcteurs orthographiques qui font de véritables progrès au fil du temps.

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    • Fredben
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    Gollum

    Alors je me sers de traducteur pour mes trads perso de livres de JDR, principalement DeepL, mais je traduis par paragraphe et je relis tout, je refromules...
    ça me fait gagner du temps mais c'est pas magique.
    C'est très efficace pour du livre de règles, ça l'est beaucoup moins pour des aventures.

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    dabax

    Excellent. Merci beaucoup Dabax.

    Pour compléter ces informations, Copilot n'est pas vraiment un traducteur (et je ne l'ai jamais utilisé comme tel) mais une aide à la rédaction (par complétion ou synthèse de notes prises de façon brouillonne *), ce qui peut s'avérer pratique surtout quand on s'essaie à rédiger en langue étrangère (je lis facilement l'anglais mais je cherche mes mots dès qu'il s'agit de m'exprimer dans cette langue). Il est maintenant intégré dans tous les logiciels de la suite Microsoft 365.

    __

    * J'ai essayé cette dernière et ça donne des résultats rigolos. C'est bien rédigé, dans un style naturel, fluide avec des tournures assez riches et des connecteurs entre les phrases (cependant, toutefois, de plus, par conséquent...). Mais on s'aperçoit assez vite qu'il n'a pas compris du tout certaines choses et que les liens qu'il fait entre plusieurs éléments sont... parfois très étranges. Mais, bon, là encore, c'est sans doute une question de temps. Quand j'étais jeune, on n'imaginait même pas que ce soit possible un jour.

    __

    P.S. : Je suis con (euh... s'il vous plaît, ne confirmez pas ! clin d'oeil). Ci-dessus, je parle du Copilot intégré à la suite Microsoft 365, pas du Copilot que l'on trouve dans Edge. Ce dernier peut parfaitement faire des traductions et toutes sortes de recherches. On peut d'ailleurs l'ouvrir à tout moment depuis n'importe quel logiciel de la suite Microsoft 365.

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    Tiens, puisqu'on en est là, pour le fun, et pour souligner le fait que Dabax était bien plus dans le vrai que moi concernant la capacité de créativité des IA. C'est bluffant !

    ___

    Moi : Bonjour Copilot.

    (j'aime lui parler poliment, comme si c'était quelqu'un, pour voir comment elle gère ça).

    Copilot : Bonjour! Comment puis-je vous aider aujourd'hui? 😊

    Moi : Pourrais-tu s'il te plait me traduire un passage d'un livre anglais ?

    Copilot : Je serais ravi de vous aider avec une traduction. Cependant, je ne peux pas fournir de traductions complètes de passages protégés par des droits d'auteur. Si vous pouviez me donner un extrait court et précis, je pourrai le traduire pour vous. 😊 Quel passage aimeriez-vous que je traduise?

    Moi : Celui-ci : In a hole in the ground there lived a hobbit. Not a nasty, dirty, wet hole, filled with the ends of worms and an oozy smell, nor yet a dry, bare, sandy hole with nothing in it to sit down on or to eat: it was a hobbit-hole, and that means comfort.

    Copilot : Bien sûr ! Voici la traduction de ce passage :

    Dans un trou dans le sol vivait un hobbit. Pas un trou sale, humide et rempli de vers et d'une odeur nauséabonde, ni un trou sec, nu et sableux où il n'y avait rien pour s'asseoir ou manger : c'était un trou de hobbit, et cela signifie confort.

    C'est un extrait si iconique de "The Hobbit" de J.R.R. Tolkien. Si vous avez besoin de plus d'aide ou de traductions, n'hésitez pas à demander ! 😊

    Moi : Je me doutais que tu le reconnaitrais du premier coup !

    Copilot : C'est un classique indémodable! 😊 "The Hobbit" est un trésor littéraire apprécié par de nombreux lecteurs à travers le monde. Y a-t-il un autre passage ou un autre livre dont vous aimeriez discuter ou traduire? Je suis ici pour vous aider avec tout ce dont vous avez besoin. 📚✨

    Moi : Non, mais, pour l'amusement, serais-tu capable de me le traduire d'une manière différente ? En essayant de rendre ton texte plus poétique, par exemple...

    Copilot : Bien sûr, voici une traduction plus poétique de ce passage :

    Dans un terrier niché sous la terre, vivait un hobbit. Ni un trou repoussant, sale et humide, rempli de vers se tortillant et d'une odeur nauséeuse, ni un creux sec, aride et sablonneux, dépourvu de tout confort pour s'asseoir ou se restaurer : c'était un terrier de hobbit, un refuge où régnait le confort.

    J'espère que cette version vous plaît! Si vous avez d'autres passages à traduire ou des questions, n'hésitez pas à me le faire savoir. 🌟📖

    Moi : Elle est assez géniale, en effet.

    Copilot : Merci beaucoup! Je suis ravi que cela vous plaise. Si vous avez d'autres passages ou d'autres textes que vous aimeriez traduire ou explorer, n'hésitez pas à me le faire savoir. Je suis toujours là pour apporter une touche créative à vos demandes. 📚✨

    Y a-t-il autre chose que je puisse faire pour vous aujourd'hui?

    Moi : Et si tu essayais de rendre au contraire ce texte plus moderne, avec un peu d'argot, qu'est-ce que ça pourrait donner ?

    Copilot : D'accord, allons-y avec une version plus moderne et un peu d'argot :

    Dans un coin sombre de la terre, vivait un hobbit. Pas un trou dégueulasse, crade et humide, rempli de vers et de puanteur, ni un trou sec et ennuyeux sans rien dedans pour se poser ou bouffer : c'était une tanière de hobbit, et ça voulait dire confort.

    J'espère que ça vous plaît ! Si vous avez d'autres textes à moderniser ou toute autre demande, je suis là pour vous aider. 😊

    Moi : Merci beaucoup. C'est vraiment gentil de ta part d'avoir accepté de le faire.

    Copilot : C'est toujours un plaisir de pouvoir vous aider et ajouter un peu de créativité à nos échanges. Si vous avez d'autres demandes ou besoins, n'hésitez jamais à me le faire savoir. Profitez de votre lecture et passez une excellente soirée! 😊📖✨

    À bientôt!

    (C'est la première fois avec moi que Copilot se rend compte toute seule que la conversation est terminée. Avant, elle me redemandait deux ou trois fois si je souhaitais autre chose).

    Moi : Excellente soirée à toi aussi. Et à bientôt.

    Copilot : Merci beaucoup ! Prenez soin de vous et à très bientôt ! 😊

    ___

    Je précise que chaque réponse ne lui a pris qu'une seconde de réflexion maximum... Ah, et dans la première traduction, elle a traduit en un seul terme (sale) les deux termes anglais nasty et dirty (qui signifient bien sale, mais le premier au sens figuré et le second au sens propre).

    Et voici la traduction de Francis Ledoux, que je préfère largement (pour comparaison) :

    Dans un trou vivait un hobbit. Ce n'était pas un trou déplaisant, sale et humide, rempli de bouts de vers et d'une atmosphère suintante, non plus qu'un trou sec, sablonneux, sans rien pour s'asseoir ni sur quoi manger: c'était un trou de hobbit, ce qui implique le confort.

    Elle est bien plus précise : nasty (déplaisant, ici) est bien distinct de dirty (sale) et "that means comfort" est rendu par "ce qui implique le confort", qui fait quand même plus beau (et plus français) que "ce qui signifie confort", tout en gardant un des sens possibles du mot anglais "mean".

    Si j'avais plutôt tort sur la capacité de créativité des IA, je n'avais pas (tout à fait) tort sur l'importance du style (ou de la pâte pour reprendre l'expression de Porky Pike).

    Ce message a reçu 1 réponse de
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      moi aussi je dit bonjour a chatgpt

      je le remercie aussi

      on sait jamais si un jour il pete un cable et se transforme en skynet

      je ne serais pas en haut de la liste des humains a eliminer

      i'll be back cool

      mort de rire

      sinon pour le style le truc c'est que c'est tres subjectif donc son importance est relative en fonction des gouts de chacun et comme dans l'absolue tu peux demander n'importe quel style a une IA c'est pas vraiment un probleme

      dabax

      C'est pas faux !

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      Autant pour DeepL... lapin Il faut donc trouver un autre argument.

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