C'était comment avant ? 83
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Je confirme que les catalogues annuels étaient un pivot pour avoir un panorama élargi de ce qu'on pouvait trouver, et saliver longuement vers quels nouveaux JDR on allait investir et découvrir.
Je rajoute quelques expériences pas vraiment mentionnées mais qui étaient aussi importantes pour brasser l'information :
- le milieu du fanzinat hyper actif et prolixe qui permettait de découvrir plein de jeux en marge et plein d'infos croustillantes car en général fait par des passionnés qui grenouillaient avec les éditeurs
- les conventions pas forcément moins nombreuses que le rythme actuel (l'année faisait déjà 12 mois à l'époque
et surtout la possibilité d'y aller avec des billets SNCF pas chers - le 3615 AKELA qui permettait d'avoir les mêmes interactions que sur Discord quand on pouvait se connecter avec les codes confidentiels en 3614 (coût d'un appel local qu'on pouvait récupérer via justement les fanzines) ; et sinon le 3615 CASUS quand on était richos (pas de 3614 disponible)
- EDIT : j'ai oublié la VPC très bien organisée et avec des frais de port misérables, avec des listes de nouveautés qui faisaient baver et complétaient les Catalogues qui étaient uniquement annuels et sur des gammes en VF (car spécifique éditeurs français). On essayait de deviner et gratter les parutions qui n'étaient pas chroniquées dans les magazines pour être sûr de ne rien louper pour sa collection autour de son jeu fétiche
En quelques mots, mon frangin qui nous a menés au livre jeux puis à l'Oeil Noir.
Je me souviens encore de la claque quand il nous a mené le scénario l'Auberge du Sanglier Noir.
C'était dur de trouver des tables, des joueurs en primaire puis au collége, ça s'est débloqué un peu au Lycée et via des potes d'un autres de mes fréres.
Il fallait avoir envie quasi parfois tout seul et isolé.
C'est des souvenirs mais... je trouve que c'est mieux maintenant quand même dans ce domaine là.
Quand j'étais ado dans les années 90, un camarade de classe m'a fait découvrir le JDR (sans papier, sans dé, juste en causant dans la cour) sur une variante perso du Heavy Metal de Croc. Rapidement, j'ai testé avec lui et un autre camarade l'Appel de Cthulhu, Shadowrun, Warhammer... Ce dernier, j'en ai trouvé le livre de base pour très peu cher en vide-grenier, et c'est devenu ma première bible de MJ. Plus tard, j'ai acheté Star Wars WEG parce que le Virgin Megastore (Marseille st ferreol) avait un rayon JDR (chose rare à l'époque).
Il y avait un rayon JDR au Virgin de la Rue Saint Fé? Et j'ai raté ça....
Pour commenter le reste : Je me retrouve bien dans vos écrits.
Les Casus, ça avait un cout certain (et on n'avait pas de budget.) ll n'était pas rare que le Casus soit emprunté à un pote et qu'il tourne pas mal. (le casus hein pas le pote).
Les Fanzines, je suis bien persuadé que ça existait... j'en ai cependant pas vu un seul.
les 3615, perso c'était hors budget.
Le catalogue DESCARTES... ca m'était complètement sorti de l'esprit !!!
Quelque part ce petit coté underground était renforcé par le fait que les "adultes" de l'époque ne jouaient pas. Enfin ils jouaient aux cartes (belote, tarrot, bridge...) de temps à un jeu de société classique (monopoly, 1000 bornes) pour faire plaisir aux gosses et BASTA.
Quand ils nous voyaient continuer à jouer arrivé à l'adolescence, ils avaient un peu tendance à nous regarder en mode "bon ces mioches ils leur faudrait une bonne guerre" . ils ne comprenanient pas. C'est comme si j'avais continué à jouer à la marelle.
D'ailleurs des décenies plus tard ils ne comprennent toujours pas. (enfin... mes parents ne comprenent toujours pas. ils me voient jouer avec mes propres gosses, ils voient qu'on a l'air de passer du bon temps, son contents pour nous, mais... ils ne comprennent pas.
- jtrthehobbit
- et
- Utilisateur anonyme
"Les Casus, ça avait un cout certain" : c'est clair. Nous, on avait fondé un club à 5 collégien, mais dispersés dans nos lycées respectifs, c'est vite devenu un club de plus de 20 personnes. Alors, on avait toujours au moins un exemplaire de Casus Belli pour 20 lecteurs fauchés. J'avais oublié les catalogues, mais en effet, c'était aussi une source d'information en plus des boutiques. J'ai conscience cependant que mon cas était favorisé par le fait de vivre à Lille, non seulement une grande ville, mais une ville universitaire où les rôlistes (et les clubs) étaient quand même nombreux, dans le coeur de la cité, et dans la périphérie (dont je faisais partie). Non seulement je n'ai jamais eu de souci pour trouver des joueurs, mais en plus, certains des joueurs que je connaissais à l'époque du collège/lycée puis études supérieures sont restés des potes de JDR au moins, et souvent de vrais amis très proches avec le temps.
Le JDR, moi c'est ma deuxième famille (jeune, j'aurais dit la première, mais depuis, j'ai fondé la mienne qui passe avant les potes, même si les adores, bien sur). Quasiment tout mon écosystème social essentiel est "rôliste". Même ma femme je l'ai rencontrée dans un club de JDR... A mes yeux, ça a longtemps été un hobby de niche, et je me retrouve dans les commentaires qui disent qu'on a été regardé de travers et pointé du doigt. C'est ce qui me fait le plus rire quand je vois que maintenant c'est presque devenu "hype" et "trendy"... qu'on a des stars de twitch rôlistes, acteurs/doubleurs qui se font aduler. J'adore ça. C'est la revanche des geeks en quelque sorte à mes yeux (toute proportion gardée). Des gens qui "regardent d'autres jouer", ça me fait toujours sourire. Critical Role, Game of Role et Role & Play, (tout comme le e-sport pour le jeu vidéo) c'est une forme de consécration du hobby.
Mon père s'en foutait du JDR quand j'étais mome. Mais ado, il a entendu les médias et il a voulu que j'arrête. J'ai continué avec la complicité de ma mère. J'ai eu un diplôme, un boulot, une femme, des gosses, et donc mon père faisait plus trop attention au "jdr" et à la place qu'il avait dans ma vie. Il pensait que "j'avais arrêté ces conneries". Quand il a appris que j'en écrivais et que j'étais publié, il a été surpris. Ma mère lui a expliqué son rôle dans tout ça. C'était assez marrant. Au fond, je pense qu'il n'a jamais compris. Moi la première fois que j'ai eu un petit article publié dans Casus Belli, je l'ai vécu comme une milestone, un apex. Tout comme le jour où j'ai vu un des mes bouquins chez Rocambole. La boucle était bouclée. Le rêve réalisé. Tout en m'étant amusé avec le JDR pendant des décennies. Je ne regrette rien. Quand je vois la pub faite à D&D dans le journal de 20 heures, le fait que ça passe dans des séries télé, je vis ça comme un soulagement, une victoire presque.
Je me retrouve dans tout ce qui a été dit, j'insisterai sur quelques aspects qui permettent de bien comprendre les articulations.
- Comme ça a été dit, le courrier postal et les listes de diffusions papier étaient utilisés ! Les petites annonces pour les groupes et les clubs dans les magazines.
- Les boutiques hauts lieux de rencontres et d'échanges, dont les vendeurs étaient aussi des passeurs connus et des "quasi stars". Parfois y avait plus de monde dehors à discuter que dedans, ou dans les fastfood et autres lieux alentour pour squatter gratos pour discuter le bout de gras. Et comme beaucoup de boutiques étaient des vendeurs de jeux généralistes (dont les échecs, tarot etc) y avait du passage parfois curieux = visibilité et porosité. A l'époque peu de boutique spécialisées JdR : peut-être L'Oeuf Cube puis Starplayer pour l'IdF ?
- les conventions, autant pour jouer que pour passer des heures à discutailler à la buvette. N'oublions pas qu'à l'époque de façon organisée ou plus spontanée, la nuit ou lors des relâches il n'était pas rare de voir du JdR et des jeux de plateaux type Diplomatie, Fief, un tempête sur l'échiquier. Il y a eu des boost de visibilité avec les salons du jeu de la porte de Versailles à Paris, qui ont fini par inclure jusque dans leurs noms le JdR = visibilité et porosité. J'ai moins de souvenirs mais le FIJ à Cannes, comme celui de Paris Porte de Verailles, a probablement contribué à faire connaître auprès des distributeurs professionnels ?
- Jeux&Stratégie : c'était le magazine mainstream disponible dans tous les marchands de journaux et beaucoup de kiosques (notamment autour des gares) qui parlait des JdR, mais aussi de toute la culture ggek qui y conduit. De plus cela a aussi permis le lancemement de Casus Belli qui était lui trouvable en marchand de journaux et parfois en kiosque mais moins fréquemment. Et comme ça a été dit, c'était le groupe Excelsior, donc les relais Jeux descartes qui vendaient aussi du JdS et des jeux classiques (echecs, dames , go, tarot etc)
- Casus Belli la V1: le magazine de référence. Tous les rolistes ne l'achetaient pas, mais beaucoup le lisaient ! J'ai le sentiment, à discuter, que comme le Canard enchainé ou Le Monde, tout le monde ne les lit pas, mais tous les journalistes et les dirigeants les lisent, beaucoup des gens impliqués le lisaient pour son côté état de la situation et un côté indéniablement prescripteur. Pas aussi bien distribué que J&S, mais comme pour les champignons y avait des coins propices et secrets(Kiosque ou marchands de journaux).
- Tous les autres magazines : petite mention perso au courrier des lecteurs de Chroniques d'Outre Monde. Les pubs y étaient tout autant dévorées que les nouvelles classes aussi bancales que circonstancielles ou les monstres absurdes.
- Toujours dans les 80's et début 90's la porosité avec des domaines parfois assez cloisonnés : la "mouvance" Wargames dont Squad Leader ou figurines dont Warhammer Battle qui avaient de solides communautés et parfois des réseaux en propre. Et un bi-classé pouvait y rencontrer des gens interessants et interressés.
- Le phénomènes des Livres Dont Vous Etes Le Héros est considérable et peut être daté de l'année 1984, avec une explosion considérable en 1 ou 2 ans : notamment après les premiers succès "classique" la série Sorcellerie! puis peu après les séries Loup solitaires et Loup* ardent. En fait on peut dire que les LDVELH ont été la porte d'entrée et des parties d'initiations aux JdR qui pendant quelques années ont irriguer les listes de cadeaux des tontons/taties et papys/mamies qui érraient dans les librairies et les Fnacs/Virgins/Cultura.
- Les catalogues, je l'avais oublié, mais c'est vrai y compris les pubs de boutiques par correspondance dans les magazines de JdR qui alignaient des centaines de titres qui faisaient saliver les mineurs que nous étions qui n'avions pas de chéquier (et rétrospectivement heureusement !)
- Pour le minitel c'est un angle mort pour moi, mais j'ai l'impression qu'il y a effectivement eu de l'activité significative pour construire des sociabilités qui ont permis l'émergence d'une culture geek JdR, J&S avait un côté technophile et Casus Belli a je crois tenté de développé cet aspect avec son 3615, je suis preneur de plus d'info.
- Les clubs bien sûr en fac au début, et par ailleurs les MJC avec ou sans club JdR qui étaient des lieux oû on jouait, mais aussi ou on discutait, se donnait rdv, avec parfois des micro-conventions locales. Et surtout les précieuses photocopies puis impimante !
- Les bibiothèques pour les 80's où on dénichait tous ces ouvrages encore des références, ou on se passait les livres, rayons et auteurs à aller voir tout seul ou en groupe avec les discussions enflammées à la sortie (bon plutôt les pré ados que les jeunes adultes focément, on allait pas au bistrot boire un verre !). Un bibliothécaire sympa, voir amateur de SF, fantastique, fantasy etc faisait toute la différence pour les cultures de l'imaginaires voire du JdR s'il y avait les J&S, voir Casus Belli en consultation Pérodiques Gratos. Sans compter un rayon SF-Imaginaires digne de ce nom et bien achalandé quand il y en avait.
- Les parcs, squares, salles de cours vides (qui n'étaient pas souvent fermées à l'époque), Fast Food aux heures creuses avec un coca et 3 pailles (pas de vigiles à l'époque), pour discuter des heures des films, magazines, jeux voire caser un bout de RP ou un scénar complet pas aussi discret qu'on le croyait ...
- Les Jeux Vidéos étaient un appui et pas udes concurents en termes se temps et d'argent. Ils nourrissaient au figuré notre imaginaire et au sens propre les personnes multiclassées JV et Roliste/Wargameur/Ecrivain/Conteur/Scenariste/Correcteur/Maquetteur. Depuis le poids économique des secteurs JV et des secteurs Jeux de Société ont beaucoup modifié ce qui était une écosystème vertueux.
Pendant toute une période le JdR, et jeux et cultures associées, a eu le vent en poupe avec une foultitude d'initiatives structurées ou bricolées dans tous les sens sous les regards bienveillant et amusés et leurs soutiens des mairies, mjc, surveillants principaux, responsables associatifs et universitaires, parents. Tout était assez facile, gratter une salle municipale, un coin à la bibli, faire acheter des livres à la biliothèque du lycée ou de la municipalité, gratter une table à une fête municipale, une micro subvention. Pour les particuliers, se faire acheter des jeux aux noels, anniversaires ou autres fêtes (grosse astuce si c'est en anglais c'était alors du quasi scolaire pour la famille). Concrètement la technologie n'était pas la même, mais il n'y avait pas non plus de freins ou de réticences des entourages socaiux et souvent même de l'enthousiasme ...et puis Mireille Dumas est arrivée.
La génération qui te suivra dira la même chose sur D&D5, Chroniques Oubliées, le Casus de BBE etc. Ce qui importe c'est de monter dans le train, peu importe la gare de départ.
- Darky42
@tout le monde, vous devriez vous créer un profil sur le GROG et lister vos témoignages dedans dans la partie Profil qui s'affiche ensuite en ligne. Le jour où un(e) Historien(ne) fera des recherches sur le JDR, au moins il aura encore accès à la matière de vos souvenirs pour alimenter la rigueur de son travail.
C'est vrai que le furet du Nord avait un beau rayon, même si par proximité je fréquentais plus celui de Valenciennes que celui de Lille. Rocambole, pour moi, c'était le jour de la braderie de Lille. Si ça existe toujours, j'y ferai bien un petit passage quand je serai de retour dans ma région.
Je me souviens également des catalogues Descartes qui étaient un peu le livre de chevet.
- Nioux
La génération qui te suivra dira la même chose sur D&D5, Chroniques Oubliées, le Casus de BBE etc. Ce qui importe c'est de monter dans le train, peu importe la gare de départ.
Entièrement d'accord avec toi !
Le JdR connaît des cycles, mais est une culture et un média particulièrement incrémental, qui conserve encore une grande mémoire de son passé. On peut toujours s'arrêter ou commencer où l'on veut dans ce processus.
Je ne ressens aucune nostalgie par rapport aux JdR. La plupart de la nostalgie quand elle s'exprime relève souvent du "c'était mieux avant" ce qui est curieux quand on sait que la quasi totalité des jeux est encore disponible, a minima en PDF. Pour moi elle sonne souvent comme avant c'était mieux parceque j'étais jeune et j'avais plein de temps libre pour jouer ou avant c'était mieux même si je ne le connais parceque maintenant ça me plaît pas.
J'ai connu toute la période JdR de 1983 et suivant, c'est souvent qualifié d' âge d'or retrospectivement, mais à vivre au quotidien avec ses contraintes et vicissitudes qu'on élude, tout n'était pas parfait ni glorieux non plus.
L'OSR permet de profiter du meilleur des 2 mondes.
D&D5 permet de rejouer les super Univers d'AD&D2 très facilement sans buter sur un système trop limitant.
Beaucoup de systèmes mieux pensés ou upgradés permettent de continuer de profiter de Runequest, Pendragon, Ars Magica, Agone, Nephilim, Shadowrun, Warhammer, D&D et souvent de jouer leurs anciennes campagnes sans trop de difficultés, quand elles ne font pas l'objet de portage. Mais les anciennes versions existent toujours si les nouvelles versions ne plaisent pas, ce n'est pas le cas des Jeux Vidéos.
De nouveaux Univers ou systèmes proposent plein de choses intéressantes et accessibles qui s'adaptent à plein de goûts, contraintes, styles etc. Autant le modèle économique du JdR interroge, sa perennité, autant c'est pas spécialement décevant de ne pas avoir connu telle période ou telle version de son glorieux passé.
Pour les boutiques sur Paris ...
L'oeuf cube était vraiment en première ligne dans un premier temps, tu devais choisir une figurines en vitrine. Ce fut un pôle très important avant de devenir la boutique à Magic à la fin des années 90.
Jeux descartes étaient vraiment une usine plusieurs magasin, la boutique du quartier latin s'étendait sur 3 étages, il fallait faire la queue plusieurs minutes pour récupérer des figs en haut. Un gros stock de jeu pour l'époque.
Starplayer est arrivé bien après quand Eric ancien vendeur de l'oeuf cube s'est lancé grace à un héritage pour monter sa boutique d'abord rue Dante. Mais la gloire de Starplayer ca a été essentiellement vers 2000 en étant le flagship de Confrontation. Et puis Eric est connu pour être d'abord un wargammer.
La vague de JCC a quand même fait beaucoup de mal aux joueur de JdR, les "boutiques" devenant des stands d'échange et de vente. Même sans tomber dans la caricature de l'oeuf.
- Darky42
Starplayer est arrivé bien après quand Eric ancien vendeur de l'oeuf cube s'est lancé grace à un héritage pour monter sa boutique d'abord rue Dante.
Au départ la boutique était rue des carmes avant de déménager rue Dante.
J'avais retrouver ma vieille carte de fid' de la rue des carmes : 3 volets carton épais full couleur magnifique, ça avait fait tout drôle à Eric quand je l'avais retrouvée. Et oui on écrivait dessus le montant acheté ouvrant droit à la réduction, pareil pour Descartes il me semble. Pas de système informatique avant non plus ! Quand tu perdais ou oubliais ta carte, bien les boules !
- Zoisite
Eric voulait vraiment aller rue Dante avec les Albums ...(dont le comics qui était alors là)
C'est vraiment un regroupement de la culture geek
Mais le JdR a partir de 85 c'était pas que Paris, un gros pôle Lorrain que l'on ne dois pas oublier.
Rocambole existe encore, même si les rayons JdS sont bien plus étendus que celui des JdR.
Le Furet de Lille a encore un (petit) rayon JdR, planqué derrière celui des pokémons.
Sinon, on peut en trouver au Bazar du Bizarre, chez Thylgames, et même au Cultura de Villeneuve d'Ascq.
- FranckO78
Ah oui le Bazar du bizarre, ma femme m'y a pris une litho Blacksad qui est encore dans mon salon au dessus de ma TV
Très sympa cette boutique, on ne ressortait jamais sans rien ^^
Tu crois pas qu'un nouveau sujet serait plus adéquat ?
Milieu-fin des année 80 : ado dans une petite ville de Belgique, les infos sur le jdr venait essentiellement du bouche à oreille à l'école, peu de vues sur les sorties.
Les magazines français étaient difficile à trouver - j'achetais J&S puis Casus quand je passais en France, je ne les ai jamais vu en librairie en Belgique à l'époque. Il me semble avoir croisé quelques publicités/articles dans d'autres magazines : Science et Vie, Télé Junior (je crois), ...
Il y avait des tables "jeunes" et des tables "adultes" mais les deux interagissait peu voire jamais.
Les joueurs adultes de la région venaient essentiellement de la communauté "institutions européenne au Luxembourg" ou des forces armées en contact avec les troupes US.
Sur Luxembourg, on trouvait des magazines/fanzine en anglais en librairie : White Dwarf, Signal GK, ...
début années 90 : Le magasin Dédale à Bruxelles était pour moi *la* référence, il avait un très vaste inventaire actuel et plus ancien, y compris US/UK/... En fouinant ou en discutant avec le vendeur, on pouvait y découvrir la plupart des sorties.
A l'université (Louvain-la-Neuve pour moi), plusieurs "Kots à projet" (logement communautaire pour un petit groupe d'étudiants autour d'un projet commun) ont été dédiés au jeu de rôle / jeux de simulation / ... Ils organisaient des parties de démo, des bibliothèques de prêts, des voyages à Essen ... c'était une source d'information précieuse, et presque tout les jeux sortis à l'époque ont été joué au moins une fois par la communauté de MJs qui gravitait autour de ces KaP.
Par la suite, club et magasins locaux.
Certaines bibliothèques publiques avaient des jdr en rayons, mais rarement des nouveautés.

