Le JdR ne se dédouane pas 131

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Peut être indirect au sujet (les modos supprimeront mon message, si c'est le cas.)
Rowan, Rook & Decard que vous connaissez peut être pour le travail sur Spire ont décidé de ne pas aller à la Gen Con cette année à cause du climat politique et de la peur de voir certains de leurs membres bloqués par l'immigration.

We aren’t the first to make this decision; we suspect we won’t be the last, either; the political climate is only getting worse. While the odds of most of us encountering resistance at border control are low, we don’t want to risk running the biggest convention of the year without the members of staff we need because they’ve been detained, deported, or otherwise penalised for their beliefs or who they are.

Obviously we’re upset about this, and we’re angry at the situation that makes this the best course of action. We want to come to GenCon. We want to be part of what we believe is one of the best conventions in the world, and what represents a huge outpouring of enthusiasm for play.

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  • WolfRider4594
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Tluabir

Ils viennent de quel pays ? Parce que j'étais au USA pour le w-e du 1er mai et je n'ai eu aucun problème pour entrer avec mon passeport français. Je n'y ai pas non plus trouvé une atmosphère plus xenophobe qu'avant. Du coup je ne comprend pas bien le sens de ce message.

Par contre les explications du boss de Catalyst sont excellentes et montrent bien qu'une fois qu'il y a eu délocalisation, la relocalisation ne se fait sans problèmes. Très souvent une partie des savoirs faire et compétences ne sont plus là, de même que la capacité de production de masse.On a le même problème en Europe, élargie pas qu'à l'EU, pour l'imprimerie.

Je me demande si ça ne va pas booster le print on demand pour les petits zt moyens éditeurs de JdR américains mais aussi européens qui faisaient imprimer en Chine leurs produits ?

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  • Darky42
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WolfRider4594

Edit, je crains trop les conséquences ! ange

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Très souvent une partie des savoirs faire et compétences ne sont plus là, de même que la capacité de production de masse.On a le même problème en Europe, élargie pas qu'à l'EU, pour l'imprimerie.

WolfRider4594

Mauvais exemple. On n'a aucun problème de savoir-faire en impression en Europe (offset, helio, etc). On dispose de groupes qui font encore 1,4 milliard de CA actuellement, donc tirer 2,500 exemplaires d'un pauvre jdr ne poserait aucun souci. Aller imprimer en Chine, c'est réellement un choix, dicté uniquement par la volonté de tirer les coûts vers le bas. L'abberation du système, c'est que ça coûte effectivement moins cher de faire traverser la moitié de la planète à un bouquin plutôt que de l'imprimer de l'autre côté du Rhin. C'est sans doute ça qu'il faut questionner.

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  • Gollum
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Thegrom

Je suis d'accord avec toi, si ce n'est que je rajouterais une précision concernant ta phrase : "Aller imprimer en Chine, c'est réellement un choix, dicté uniquement par la volonté de tirer les coûts vers le bas."

Oui, c'est un choix et oui, la volonté est bien d'obtenir les prix les plus bas possibles. Mais dit comme ça, sans aucune précision, on pense inévitablement à des "salauds" qui voudraient s'en mettre plein les poches avec les marges ainsi obtenues. Or, ce n'est pas du tout le cas. Vu ce que rapporte un jeu de rôle à ses éditeurs, la différence ne se chiffrera certainement pas en milliers d'euros.

Non, le seul but de "tirer les coûts vers le bas", c'est de rendre le jeu de rôle que l'on vend le plus abordable possible. Parce que si certains sont prêts à payer plus cher pour que ce soit imprimer en Europe (c'est mon cas), tout le monde ne peut pas se le permettre financièrement. Les prix d'un livre de base oscillent déjà entre 40 et 50 €. S'ils se mettait à osciller entre 50 et 60 €, beaucoup n'achèteraient tout simplement plus. Ou plus autant.

Alors les éditeurs font ce qu'ils peuvent. Certains impriment quand même en Europe. Mais à tirage égal (même format, même nombre de pages) le prix que paye le client s'en ressent forcément.

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  • Rod KAR120C
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Gollum

Je suis globalement d'accord avec toi et je pense qu'il est intéressant de creuser la question et approfondir un peu.
D'un coté on a des coûts que je qualifierai d'incompréssibles à savoir la rémunération des auteurs. D'un autre on a ce qui nous intéresse aujourd'hui à savoir le support physique. Autant j'apprécie le plaisir de manier un beau livre avec un papier glacé de qualité imprimé en couleurs et l'aspect pratique de signets etc., autant ça n'est pas la priorité. Un des aspects positifs de la mondialisation est qu'elle a permis à de petits éditeurs (dans le sens du volume, pas de la qualité) de produire des ouvrages de qualité supérieure. A partir du moment où cette option n'est plus disponible, on peut envisager de baisser la qualité globable du produit physique afin de produire en local et de conserver des tarifs raisonnables pour l'ensemble des acheteurs.
Après, je n'ai pas les chiffres. Si quelqu'un pouvait partager la répartition des coûts dans le produit fini....

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  • Man From Outerspace
  • et
  • Gollum
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Rod KAR120C

Une idée de la répartition des coûts dans le domaine du jdr papier :

https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9tiers_du_jeu_de_r%C3%B4le_sur_table#R%C3%A9mun%C3%A9rations_des_acteurs_et_co%C3%BBts_de_production

Il faudra juste voir que la part du façonnage (impression, fabrication) + de l'acheminement va augmenter...

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  • Rod KAR120C
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[...] dit comme ça, sans aucune précision, on pense inévitablement à des "salauds" qui voudraient s'en mettre plein les poches avec les marges ainsi obtenues.

Gollum

Je te laisse libre de penser inévitablement ce que tu veux 😉. En tout cas, mon propos n'est pas celui que tu projettes dans ma phrase. Si salauds il doit y avoir c'est toi, c'est moi, c'est nous, consommateurs, qui en voulons toujours plus pour toujours moins.

À mon sens, les éditeurs - en bons commerçants - ne font que se plier à ce qu'ils estiment être la demande. C'est ainsi qu'on se retrouve avec des goodies d'intérêt discutable sur les PP, parce que ça avait malgré tout, à un moment donné, déclenché des achats et qu'on reproduit ce schéma tant que le contraire n'est pas verifié.

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  • Gollum
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Man From Outerspace

Merci pour le lien. Les chiffres datent un peu et ne sont pas super précis mais ça donne tout de même une assez bonne idée et laisse à penser que c'est peut-être une piste.

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Thegrom

Non, non. Je ne disais pas que tu sous-entendais que les éditeurs étaient des salauds. Je disais juste que ta phrase, sans commentaire supplémentaire, pouvait le laisser penser.

Dans notre esprit bien français, ceux qui réduisent les coûts au maximum le fond le plus souvent pour des mauvaises intentions. C'est comme ça. Culturellement, on est soupçonneux envers les hommes d'affaire.

Et je suis d'accord avec le fait que bien des goodies ont une utilité discutable. Mais à mon avis c'est l'arbre qui cache la forêt : le but est de faire passer le prix des bouquins. Car si on compare le prix d'un jeu de rôle avec le prix de n'importe quel autre beau livre, il n'y a pas photo.

La faute à qui ? Au tirage, évidemment. Quand on tire à 1.000 exemplaires, on n'a pas les mêmes prix que quand on tire à 10.000 ou 50.000.

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  • _Loludian_
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Gollum

Et quand on tire à 1000 exemplaires c'est déjà un beau succès plaisantin

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  • Gollum
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Rod KAR120C

Ce que tu dis est très vrai mais je me pose une question. Si un acheteur voit d'un côté un très beau livre avec couverture dure, vernis selectif et illustrations toutes en couleurs et, de l'autre, un livre à couverture souple et des illustrations uniquement en noir et blanc au même prix, sera-t-il prêt à acheter le second sans maugréer ?

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_Loludian_

Tout à fait.

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Ce que tu dis est très vrai mais je me pose une question. Si un acheteur voit d'un côté un très beau livre avec couverture dure, vernis selectif et illustrations toutes en couleurs et, de l'autre, un livre à couverture souple et des illustrations uniquement en noir et blanc au même prix, sera-t-il prêt à acheter le second sans maugréer ?

Gollum

Je dois être une exception, mais cela dépendra du contenu et de la qualité finale.

Sincèrement, le "beau" est souvent là pour cacher quelque chose de mon point de vue.

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  • Gollum
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Sined

Dans les jeux que j'ai pu acheter récemment, c'est à la fois beau et bien.

Et le problème, c'est justement que maintenant, on y est habitué.

Alors du moins beau nous conviendrait aussi, bien sûr. Mais difficilement au même prix.

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On peut aussi faire des choses belles, pas forcément en couleur, sur du beau papier, en couverture souple. Je ne dit pas que c'est possible. Mais c'est faisable en s'y prenant différement (cf Hieronimus, en couleur pour le coup, en financement actuellement).

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  • Gollum
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Hiver

C'est vrai. Oniros (version d'initiation de Rêve de Dragon) a toujours été pour moi un modèle de mise en page et d'illustrations extraordinaires...

Mais, bon, le problème n'est pas tant la beauté intrinsèque. C'est le fait qu'un acheteur aura forcément du mal à comprendre pourquoi il a d'un côté un livre noir et blanc à couverture souple et de l'autre un livre à couverture rigide avec vernis sélectif et illustrations intérieures en couleurs... au même prix.

C'est pourquoi je ne blâmerai jamais un éditeur, surtout s'il est encore peu connu, d'imprimer là où c'est le moins cher... Mais j'admirerai toujours les éditeurs qui font le pari d'imprimer en Europe, quitte à perdre d'éventuels clients.

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Ce que tu dis est très vrai mais je me pose une question. Si un acheteur voit d'un côté un très beau livre avec couverture dure, vernis selectif et illustrations toutes en couleurs et, de l'autre, un livre à couverture souple et des illustrations uniquement en noir et blanc au même prix, sera-t-il prêt à acheter le second sans maugréer ?

Gollum

Il me parait primordial, pour tenter de répondre à cette question, de garder à l'esprit que le pouvoir d'achat varie grandement d'un lecteur à l'autre. Si l'on considère que le contenu a la priorité sur le contenant et que celui ci est un bonus, je pense que la réponse a ta question est la même dans la majorité des cas. En extrapolant, même si le prix n'importe pas, je préfère un livre "moche" avec un contenu captivant à un très bel objet qui sert d'écrin à du "vide".
L'idéal serait peut-être d'être en mesure de proposer une version "brute" à pas cher et une plus rafinée pour les poches percées comme moi...

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  • Gollum
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Rod KAR120C

Certes, mais ce n'est pas vraiment ça que je compare dans ma question. Pour reprendre tes termes, je pose la question lorsqu'on a, pour un contenu de qualité équivalente, d'un côté un livre "moche" et de l'autre un "bel écrin", au même prix, parce que l'un est publié en UEE et l'autre dans des pays lointains où le coût de prodution est bien moindre.

C'est une question un peu réthorique, en fait... Car il me semble que la majorité des rôliste préférera le bel écrin. Mis à part les 20 % (si d'aventure la loi des 80/20 s'applique ici) qui choisiront la publication en UEE pour des raisons auxquelles ils tiennent tout particulièrement.

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  • Le Decharne
  • et
  • Rod KAR120C
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