IA et pratique du JDR 148

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AlcyonV

Hello,

Mon intervention était une blague... Car, si j'ai bien suivi, maxime c. , Parrain de l'émission d'actual play de bbe, devait rendre un scénario, campagne, setting ( biffer la mention inutile) et .. ne l'a toujours pas rendu!

Et c'était... Ppffiouuu! Il y a 5 ou 6 ans?

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  • AlcyonV
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Rankkor

Dans le cadre de ce débat, les questions pour moi sont :

Pour ces personnes, en quoi l'IA est-elle indispensable ?

Comment faisaient les MJ avant l'IA ?

Comment faisaient les MJ avant internet ?

Comment font ses personnes lorsqu'elles lisent un roman? Elles sont condamnées à ne lire que des BD ? Permet moi d'en douter.

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  • Spark5262
  • et
  • Rankkor
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En particulier vis-àvis du joueur qui va jouer un paladin. Crois-tu qu'une description simple du personnage aura sur le joueur (et par ricochet son perso) le même impact que cette image ? Je pense que non. Mais je peux me trompe.

Je pense que oui. Sinon, ça veut dire qu'on peut en déduire que l'ensemble de la littérature sans image (soit quand même quelques millions de bouquins) est insatisfaisante et ne permet pas aux lecteurs de se projeter et de comprendre les tenants, aboutissants et richesse des personnages.

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  • PoZ
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Jaguaaaar

J'ai l'impression que les réponses sont assez simples en fait. Rien d'indispensable, pas plus ni moins que les illustrations sur et au sein des différents supports et accessoires de Jdr, dont on ne se passerait pourtant que très difficilement aujourd'hui.

Oui nous sommes partis pour certains de copies de feuillets noir et blanc pour jouer, mais aujourd'hui cela nous contenterait-il pour investir, pour nous immerger ou faire immerger nos entourages dans nos univers. Je ne crois pas (en majeur partie).

Le public a changé. J'ai des joueurs à ma table avec 30 ans de pratique en commun, les raccourcis sont faciles, j'en ai d'autres de passage....

Si j'étais un vrai conteur, je me passerais de tout support visuel, mes mots, mon éloquence, ma capacité à décrire l'inconnu, mes choix en fonction du public, ma théatralisation suffiraient. Mais je ne le suis pas (suffisemment), alors tout ça n'est pas vraiment une question d'IA ou pas selon moi. De mon côté, plus je joue, plus je reviens au "théâtre dans la tête" même en VTT mais auprès de jeunes débutant pour qui le contexte Med Fan ou année 20 n'est pas toujours evocateur (carence en terme d'inférences internes). Les inférences ça se construit dans le temps avec les mots et les images tant qu'à faire. Avant de lire Moby dick faut savoir ce qu'est une baleine et un pequod.

Bref comme souvent chacun fait preuve de la flexibilité qui lui semble la plus adaptée aux circonstances, pas de principe universel.

Reste la question de la légimité morale et légale de l'outil, plus que celle de ses capacités, mais là je pense que tous les arguments et contre arguments ont déjà été posés.

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  • Jaguaaaar
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Spark5262

Je connais ces réponses simples, je partage ton avis, je pose la questions à ceux qui nous expliquent que c'est pas possible de faire autrement pour leur laisser la chance de me convaincre, en m'expliquant que t'as des gens qui sont incapable de lire un roman parce qu'ils n'ont pas l'imagination nécessaire pour visualiser les personnages

D'ailleurs, j'ajoute que je fais parti de ces personnes, je n'ai pas d'imagination "graphique", je ne mentalise absolument JAMAIS le physique ou l'apparence des personnages quand je lis un roman.... Et comme la nature est bien faite, du coup, je m'en contrefou. Je retiens les personnages sur d'autres critères, caractériels, relationnel, géographique, métier, etc.... Enormément d'autres choses en fait. Et je bouffe des romans à la pelle.

En JDR, si on me présente l'image d'un perso, ok, je le vois. Mais sauf à avoir une apparence ultra caractéristique et remarquable, si on ne me le remontre pas, la séance suivante 2 semaines ou un mois plus tard, j'aurai oublié son apparence mais je me souviendrais parfaitement de qui il est, son rapport avec les persos, ses motivations, ses traits de caractère principaux, etc.

Je pense que c'est un faux débat car, encore une fois, les gens y arrivent trèèèès bien sans ça. Les questions légales et environnementales sont pour moi le coeur du débat, mais en effet pour le coup, je passe mon tour sur ces aspects là, c'est comme d'autres sujets clivants, les gens restent sur leurs valeurs et leurs croyances et ça part généralement en débat de sourd. Donc je trouve plus intéressance ce faux débat lol, que le vrai plaisantin

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  • Spark5262
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Certaines personnes sont incapables de représentations mentales de ce dont on leur parle. Certaines personnes ont une imagination ultra limitée.

Rankkor

Avec cette remarque, tu pointes du doigt ce que je reproche fondamentalement à l'IA. Je ne nie pas qu'elle puisse être un outil très pratique. Le problème pour moi vient des conséquences de son usage.

Je me suis fait la réflexion la semaine passée, avant même de participer à ce sujet. J'étais en vacances avec mon neveu et ma nièce, lui 9 ans, elle 7 ans. Tous deux sont dans l'apprentissage de la lecture. Un moment difficile, qu'on a tendance à oublier avec le temps et l'âge. Et je me retrouvais spectateur de leurs obligations et obstacles. Lui a clairement plus de mal avec la lecture malgré qu'il ait commencé deux ans avant elle. En fait, il n'y prend aucun plaisir, et déploie des efforts constants pour échapper aux exercices de lecture. Elle aussi a des difficultés, mais se plie bon gré mal gré aux devoirs. Le résultat est que plus elle pratique, plus elle se perfectionne. Moins il pratique, plus l'obstacle parait insurmontable.

Le parallèle est clair. Moins tu essaies d'utiliser ton imagination, moins tu dessines, moins tu créés tes propres scénarios, et moins tu sais le faire. L'IA devrait être une béquille. Elle est en train de devenir un fauteuil roulant.

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  • Rankkor
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Christophe12004

@Christophe12004 : j'avais bien compris, mais je répondais en fait à BS qui lui a tout à fait sérieusement cité cet exemple de M. Chattam, qui utiliserait des tables aléatoires (et non pas de l'IA), pour justifier le recours à l'IA.

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Rankkor

Oui certaines personnes ont plus d'imagination ou de capacité d'abstraction que d'autres.

Mais il ne me semble pas que jouer en theatre de l'esprit demande d'autre competence que celle qu'on mobilise a minima au quotidien pour pouvoir vivre en tant qu'être humain... c'est juste la capacité d'abstraction permise par le langage. On peut etre plus ou moins doué, mais personne ne peut avoir zéro dans cette compétence non ? (sauf pathologie ou non humain ?). Ou alors on ne met pas la même chose et on a pas les mêmes exigences derrière le théâtre de l'esprit.

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[...]

Le parallèle est clair. Moins tu essaies d'utiliser ton imagination, moins tu dessines, moins tu créés tes propres scénarios, et moins tu sais le faire. L'IA devrait être une béquille. Elle est en train de devenir un fauteuil roulant.

Thegrom

Il y a un chouilla d'exagération. L'usage actuel est loin de l'invasif. C'est une crainte potentielle mais on y est pas. L'IA ici ne l'est pas plus que les productions audio-visuelles. Pour combien de nos nouveaux rolîstes les reférences culturelles pour le med ne sont -elles pas "limiteés" pas les oeuvres de P.Jackson ou GOT ? Pas besoin d'IA pour l'effet 'béquille' ou 'chaise roulante'. Pour (re) construire son imaginaire ça demande une mise en proximité d'oeuvres culturelles plus ou moins dense et régulière, multiforme, au moins jusqu'à l'âge ou ceci se construit (pro ou prou avant 30 ans). Le souci, s'il est avéré qu'il n'y en a un, ne peut pas être mis sur le dos de l'IA (ou seule). Est-ce que l'IA peut l'aggraver ? Je n'en suis pas certain car contrairement à la consommation passive cité précedemment, il peut y avoir un démarche pro-active dans son utilisation, autant que lorsqu'il faut construire ses représentations là où elle n'est pas explicite, comme lors la lecture "sans illustration". Attention je ne dis qpas que ces deux activités sont absoluement équivalentes, le lecture étant encore bien devant et indétronâble pour cette construction (c'est mon parti pris plaisantin).

[EDIT] L'IA n'est pour moi en rien un problème (hors pillage de fait qui ne semble pas être le sujet ici effectivement) sur le plan cognitif et culturel tant (ou si) on enseigne (en particulier dans le monde scolaire) les compétences permettant de mettre les choses en perpesctive, à contextualiser, à trier, comparer, vérifier. C'est l'enjeu du rapport aux informations (et la culture), à leur source et leur mode de diffusion.

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Le parallèle est clair. Moins tu essaies d'utiliser ton imagination, moins tu dessines, moins tu créés tes propres scénarios, et moins tu sais le faire. L'IA devrait être une béquille. Elle est en train de devenir un fauteuil roulant.

Thegrom

Ce n'est d'ailleurs pas son propre (même si elle a des effets très rapides et, partant, inquiétants). Tous les dispositifs techniques qui reproduisent des activités de l'esprit font courir le même risque. La frontière est mince, peut-être indiscernable, entre le moment où ils soutiennent et amplifient nos capacités mentales et celui où ils les altèrent et les remplacent.

Je me sers d'une calculatrice, mais je ne suis pas démuni si je dois multiplier ou diviser de tête 34 par 17. Les procédés qu'on m'a enseignés à l'école primaire sont toujours là. Il m'arrive encore de les employer, ne serait-ce que pour avoir le plaisir de constater que j'y parviens.

J'aborde l'IA avec le même genre de méfiance. Que me fera-t-elle perdre quand je m'y serai accoutumé ? Le jeu en vaut-il la chandelle ?

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  • Thegrom
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Jaguaaaar

Alors je suis raccord avec toi ! Oui dans mon environnement je me passe de tout, illustrations sans ou avec IA, (que je trouve interessant pour contruire des fils de fer scénaristiques au passage) et c'est même pour moi un des enjeux le plus interessant du Jdr : sortir des supports pré-construits et représentations "clef en main" et ce même sur le plan scénaristique (je ne maîtrise qu'en bac à sable ). Le liberté d'action et représentation passe idéalement par un "tout dans la tête" associé par un système favorisant la pro-activité de tous, MJ et joueurs. Mais... ! Oui nous sommes tous différents et ce qui est accessoire(s) pour les uns peut être essentiel pour d'autres. C'est un fait content. Le plus important c'est que tout le monde puisse jouer (avec ou sans béquille plaisantin ou chaise roulante ) car je crois aux vertues fondamentales de cette activités d'immersion collaborative !

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Votre débat (hors sujet cependant) sur la capacité ou non de faire de son esprit un théâtre m'a fait penser à une des difficultés que j'éprouve (peut-être vous aussi) en jeu de rôle : la mise en place des détails.

Je fais beaucoup de jeux d'enquêtes, ou du moins des énigmes qui parfois nécessite que les joueurs se rappellent de certains détails : un tel avais un pendentif avec une forme bizarre, il y avait un signe au dessus de la porte, le sol est en parquet très vieux et donc peut facilement dissimuler qqch, etc...

Avoir une aide de jeu (écrite ou illustrée) permet aux joueurs de pouvoir revenir sur le savoir de leur personnages sans que j'ai à décrire à nouveau la scène en appuyant (volontairement ou non) sur les indices qu'ils cherchent, ou faire lancer des jets d'intelligence pour simuler la réussite du personnage à avoir trouver ce qu'il cherchait. Je m'assure qu'ils ont en leur possession tout pour résoudre leur affaire.

Ces aides de jeux existent souvent dans les scénarios et jeux du marché, mais quand il s'agit de créer son propre scénario, le manque de temps (et sans doute de talent) m'empêche de faire quelque chose de similaire.

Voilà donc une utilisation très appréciés de mes joueurs de l'IA.

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Je me sers d'une calculatrice, mais je ne suis pas démuni si je dois multiplier ou diviser de tête 34 par 17. Les procédés qu'on m'a enseignés à l'école primaire sont toujours là. Il m'arrive encore de les employer, ne serait-ce que pour avoir le plaisir de constater que j'y parviens.

J'aborde l'IA avec le même genre de méfiance. Que me fera-t-elle perdre quand je m'y serai accoutumé ? Le jeu en vaut-il la chandelle ?

Cassius Clef

La première réponse à cette question qui me vienne à l'esprit est : quel pourcentage de numéros de téléphone connaissons-nous par cœur par rapport à ceux que nous connaissions avant qu'il ne suffise de cliquer sur le nom d'un contact pour l'appeler ?

Si on répond honnêtement à cette question (désolé pour les plus jeunes, qui sont nés après l'apparition du portable, vous pouvez difficilement vous en faire une idée), c'est assez déprimant. Eh oui, plus besoin de faire l'effort de les retenir. Du coup, même ceux qui avaient une bonne mémoire des chiffres ne s'y entraînent plus. Et perdent peu à peu cette capacité...

De même, pour les linguistes, combien de temps faut-il pour retenir un mot de vocabulaire nouveau maintenant qu'on a des traducteurs de poche à portée de main grâce à nos téléphones portables ? Autrefois, on le voyait une ou deux fois et on le savait par cœur, parce qu'on allait pas se trimbaler avec un gros dictionnaire pour jouer à son jeu de rôle en version originale préféré.

Nécessité fait loi, comme on dit. Quand on est obligé de faire quelque chose, on se découvre souvent les capacités de le faire (du moment que c'est quelque chose qu'on a vraiment envie de faire).

Comprenez-moi bien, je ne suis pas contre l'IA et ses divers usages, contrairement à ce que pourraient faire penser mes messages dans ce fil. J'aime bien les IA. Elles me facilitent le travail pour les recherches, l'orthographe, les suggestions lorsqu'on tape un texte... D'ailleurs, ceux qui prétendent travailler avec 0 % d'IA me font sourire parce que maintenant, dès qu'on tape un texte, on utilise une IA, dès qu'on utilise une tablette graphique, on utilise une IA (essayer de faire un beau dégradé à l'aquarelle pour voir) et, que je sache, le moteur de recherche de votre ordinateur est lui aussi une IA (qui apprend à vous connaître, en plus : si vous faites les mêmes recherches sur l'ordinateur d'un parent ou d'un ami, vous ne tomberez pas sur les mêmes propositions).

Je n'ai rien non plus contre les joueurs ou MJ qui utilisent des IA pour illustrer leurs personnages tant que ça reste privé (pour sa partie, partagée uniquement avec les autres joueurs de la tablée). Moi, je ne me prive pas de piller des illustrations d'artistes que j'admire (merci Manchu pour ma dernière partie de Chroniques Galactiques !). Est-ce que c'est moralement mieux ? J'en doute.

La seule chose qui me gêne, c'est quand on publie. Que ce soit en professionnel ou en amateur. Surtout quand on utilise la fonction "à la manière de". Parce que l'IA va le faire sans le consentement de l'auteur et sans qu'il soit rémunéré. À la limite, ce serait avec son accord, il n'y aurait aucun problème. De même qu'un illustrateur peut donner à un rôliste le droit de publier une de ses œuvres. La couverture d'Animonde, par exemple, a été cédée gratuitement à Croc par Mézières.

Donc, dans le domaine privé, ou avec accord préalable, je ne vois rien d'immoral ni de gênant...

Par contre, il faut bien avoir conscience que oui, l'IA est une béquille. Et une béquille qui nous rend de moins en moins capable de faire des choses par nous-mêmes. Qu'on le veuille ou non. Si on était doué, on le sera de moins en moins. Et si on ne l'était pas, on ne fera pas l'effort de chercher à le devenir.

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Je voudrais réagir à plusieurs messages disant tous un petit peu la même chose : il faut se mettre à la place de ceux qui ont du mal à s'imaginer les choses, à transformer les mots en images. Je crois que c'est une réalité. Mais complètement a contrario, je pense qu'il ne faut surtout pas en faire un problème et encourager chacun à porter sa manière de voir les choses, quelle qu'elle soit.

AlcyonV

Sauf que parfois, c'est un problème.
Mais oui, on a pas attendu l'IA pour inclure des aides visuelles, à commencer par les plans, dans nos parties.

Je ne comprends pas la remarque selon laquelle des personnes seraient incapable de jouer en théâtre de l'esprit.

L'être humain sa capacité d abstraction tous les jours, tous le temps , en quasi continu.

Je veux bien qu'on m'éclaire précisément sur ce qui peut représenter un blocage inconditionnel au jeu en théâtre de l'esprit (je ne parle pas de préférences hein ?... mais bien d impossibilité)

Hiver

C'est parce l'être humain est multiple, mais que la majorité a tendance à se créer ses propres normes en oubliant les autres.
Il faut savoir que l'évidence de l'un n'est pas forcément celle de l'autre.

Par exemple, il existe l'aphantasie, une particularité qui fait que l'individu n'est pas capable de visualiser mentalement quelque chose, comme visualiser mentalement une scène en théâtre de l'esprit.

J'ai des handicaps invisibles (TSA, Dys, etc) et j'ai parfois besoin de plan pour situer les choses. Au début on ne jouait qu'en théâtre de l'esprit, mais je visualisais mal et c'était source de malentendus, d'agacement (du MJ obligé de se répéter) et frustration (pour moi). Avec un plan, c'est plus pratique.

Oui certaines personnes ont plus d'imagination ou de capacité d'abstraction que d'autres.

Mais il ne me semble pas que jouer en theatre de l'esprit demande d'autre competence que celle qu'on mobilise a minima au quotidien pour pouvoir vivre en tant qu'être humain... c'est juste la capacité d'abstraction permise par le langage. On peut etre plus ou moins doué, mais personne ne peut avoir zéro dans cette compétence non ? (sauf pathologie ou non humain ?). Ou alors on ne met pas la même chose et on a pas les mêmes exigences derrière le théâtre de l'esprit.

Hiver

Tu généralises avec "on". Tu parles de la majorité, à laquelle tu appartiens. Mais ainsi, tu oublies et exclues la minorité qui ne fonctionne pas comme toi.

Je cite la réponse de Rankkor :

C'est pourtant pas très compliqué :

Certaines personnes sont incapables de représentations mentales de ce dont on leur parle. Certaines personnes ont une imagination ultra limitée.

Moi ce que je ne comprends pas, c'est que certains ici puissent ne pas comprendre que tout le monde ne fonctionne pas comme eux... Et pourtant visiblement c'est le cas 😏

Rankkor

Moi non plus je ne comprends pas.

Mais pour revenir à l'origine de cette discussion, je ne vois pas en quoi l'IA serait nécessaire. Elle peut être utilie et pratique, mais nécessaire ? Mon point de vue est que c'est surtout du confort.

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Dans le cadre de ce débat, les questions pour moi sont :

Pour ces personnes, en quoi l'IA est-elle indispensable ?

Comment faisaient les MJ avant l'IA ?

Comment faisaient les MJ avant internet ?

Comment font ses personnes lorsqu'elles lisent un roman? Elles sont condamnées à ne lire que des BD ? Permet moi d'en douter.

Jaguaaaar

le fait est que ça existe et ça a toujours existé.

que les mj sont loin d’être tous des romanciers capables de décrirent de façon efficace une scène.

mais surtout la difficulté ne vient pas des mj a l’évidence mais de certains joueurs qui ont des difficultés de représentation mentale ou juste qui aiment avoir des détails visuels sur lesquels se reposer et il n'y a pas de mal a ça.

enfin c'est justement parce qu'on a internet et l'ia et que les gens ne lisent pour ainsi plus et préfèrent regarder des vidéos (moi le premier) que leur imagination et leur représentation mentale n'est peut être plus stimulée et deviennent moins capable de ce genre de chose.

dabax

Je ne suis pas d'accord avec les premières réponses. Les MJ ne sont pas des romanciers ? Et alors ? Personne à la table ne leur demande de parler aussi bien que s'ils écrivaient un livre. Le langage oral, les onomatopées, les mimiques, le jeu d'acteur, les imitations de voix différentes... Chaque MJ peut mettre en avance les qualités qui lui sont propres et l'ambiance sera tout aussi bonne.

J'ai des facilités pour écrire. Une réflexion comme un texte imaginaire. Mais si je menais mes parties comme j'écris, je lasserai très vite mes joueurs ! Quand je décris les situations, j'ai un style beaucoup plus direct, parlé. Et une bonne descriptions orales ne doit surtout pas être littéraire. Si vous le faites à la manière de Victor Hugo ou de Tolkien, tout le monde va roupiller avant que vous n'ayez fini...

Pour les difficultés des joueurs, elles peuvent facilement être prises en charge par le MJ sans avoir besoin d'une illustration. Parfois, je présente des illustrations pour mes PNJ. Parfois, je n'en ai pas. Certains sont même décrits avec peu de mots.

Une vieille femme tordue par les années. Une petite fille au regard étrange. Un gros bonhomme avec une énorme moustache. Je suis sûr que chacun d'entre vous, même ceux qui pensent avoir le moins d'imagination figurative, se sont représentés ces personnages. Chacun à votre manière, certes. Mais, comme cela a été très justement dit plus haut, ça n'a aucune importance. Le tout est que chaque joueur sache bien qui prend la parole ou agit : la vieille, la petite fille un peu bizarre ou le gros moustachu... Ça ne demande pas de talent d'écrivain ou d'imagination digne de celle d'un artiste.

Pour en revenir au portrait dessiné par l'IA présenté en exemple dans ce fil, il est très beau et précis, certes... Mais est-il vraiment plus évocateur qu'une description du genre :

Mon personnage est grand, maigre au point d'être émacié, avec des orbites enfoncés et un regard sombre qui vous met mal à l'aise lorsque vous le croisez...

Je n'en suis pas certain du tout.

Ce que je sais, pour jouer souvent à Cthulhu, avec toutes sortes de règles, c'est que dès qu'on montre un monstre, il fait beaucoup moins peur. Comme dans les films d'horreur. Si vous voyez la créature, aussi réussie qu'elle soit sur le plan des effets spéciaux, une grosse partie de l'angoisse retombe.

Non, l'illustration n'est pas toujours préférable...

Je suis entièrement d'accord avec les deux autres réponses par contre. Tout le monde peut profiter d'un roman. Et ceux qui ont des difficultés de lecture (à cause d'une dyslexie ou d'une mémoire esentiellement auditive, comme c'est mon cas) ne l'ont pas lors d'une partie de jeu de rôle, puisque tout s'y fait à l'oral.

Et oui, il est clair qu'en faisant de moins en moins les choses, on en devient de moins en moins capable. Tout ceux qui ont pratiqué un instrument de musique ou un sport quelconque dans le passé et qui ont arrêté vous le diront :: les compétences, ça se perd. Généralement plus vite que ça ne se gagne.

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dabax

Ah, pardon. Nous sommes d'accord alors. oui

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[...]

Moi non plus je ne comprends pas.

Mais pour revenir à l'origine de cette discussion, je ne vois pas en quoi l'IA serait nécessaire. Elle peut être utilie et pratique, mais nécessaire ? Mon point de vue est que c'est surtout du confort.

Cedrole

Dans notre pratique de loisirs tout est confort. Trouve moi quelque-chose qui soit vraiment nécessaire pour jouer. Pour jouer au foot faut un ballon. Pour jouer au Jdr ? Même investir dans des bouquins de règles est facultatif et ce qui parait nécessaire dépend des besoins de chacun. Je crois que c'est le message que certains veulent faire passer en évoquant des situations qui ne correspondent pas à tous. C'est l'idée encore une fois, quant à juger l'authenticité/crédibilité de ces témoignages et bien là on entre dans l'impasse en pente savonnée.

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Jaguaaaar

Je suis enseignant spécialisé dans la grande difficulté scolaire, et je puis t'assurer qu'il y a bel et bien des gens qui sont incapables de lire un roman.

Ce n’est pas qu’ils ne veulent pas, c’est qu’ils ne peuvent pas.

C’est comme demander à un dyslexique de ne pas faire de fautes ou à dyscalculique de faire une opération de tête. C’est juste impossible, ne me demande pas pourquoi je ne suis pas neuropsy mais le phénomène est assez déroutant.

D’ailleurs la plus part du temps ces personnes ne comprennent pas la métaphore, le second degré et ont beaucoup de mal avec l’humour (sauf pipi caca pouet), il doit y avoir un lien mais j’ignore lequel.

Ces « dys » ont toujours existes mais là on assiste à une explosion du phénomène et les professionnels ne l’expliquent pas et sont très démuni par la chose (moi le premier). Et je ne te parle pas de niveau scolaire ou de classement PISA, non non, je parle vraiment d’incapacité réel devant des tâches simples et banals pour « tout le monde ».

Les pistes sont à priori une plasticité du cerveau qui ne serait pas … assez plastique justement.

Mais je crois que l’on s’éloigne du sujet de ce poste.

Ce message a reçu 3 réponses de
  • Gollum
  • ,
  • Spark5262
  • et
  • Jaguaaaar
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PoZ

Bonjour collègue !

Non, on ne s'éloigne pas du sujet, à partir du moment où ça a été un des arguments pour défendre l'utilisation de l'IA comme quelque chose d'utile (voire d'indispensable pour certains).

Maintenant, comme on est plusieurs à l'avoir dit, il y a d'autres manières d'aider ces personnes qu'une illustration produite par une IA.

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PoZ

Effectivement je crois qu'on est encore dans le sujet, voir qu'il s'agit du sujet (encore une fois hors de l'aspect IA et propriété intellectuelle) puisque est mis en avant les empêchements pour réprésenter mentalement, abstraire, faire des inférences internes et externe. Il y a le cas des dys (et le pire ce sont les "invisibles") mais également la question du lexique, la question de l'attention, la question de la mémoire à long terme, voir de travail, du rapport à l'image... tout ce qui est au coeur de l'enseignement.

Quant aux diverses solutions elles fonctionnent en fonction des personnes, alors du moment que ça fonctionne !

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